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Choisir la paix

Les conflits ne sont pas inévitables. Chacun à notre niveau, nous sommes libres et nous avons le pouvoir ! Libres de faire la paix en nous-même, avec le pouvoir de transformer le monde, radicalement et en douceur…

A l’heure où les conflits sociaux se multiplient, où les médias jouent le rôle de caisse de résonnance et amplifient les échos de ces tensions, où d’aucuns se gargarisent des mots « lutte », « mobilisation générale », et autres termes relevant du vocabulaire guerrier, je vais m’inscrire à contre-pied en vous parlant aujourd’hui de paix…

Un double contre-pied en fait puisqu’au lieu de vous parler de la paix sociale, je vais mettre le focus sur la paix intérieure.

Car ce qui se déploie dans le monde extérieur est exclusivement le reflet de notre vie intérieure. De notre vie intérieure à nous tous.

Le monde serait ô combien agréable à vivre si nous faisions la paix à l’intérieur de nous-même ! En effet, même lorsque nos tensions intérieures, contrariétés, peurs et autres états d’âme négatifs ne s’expriment pas dans nos paroles et notre comportement (sous forme de brusqueries, disputes, rouspétances, inquiétudes, prises de pouvoir, et autres), elles sont parfaitement perceptibles à travers l’ambiance que nous dégageons. Et cela est vrai tant au plan individuel que collectivement.

Quand la paix est palpable…

Et inversement ! Lorsque nous sommes au contact d’une personne paisible, ou que nous pénétrons dans un endroit imprégné de paix, nous le ressentons aussitôt et… avons envie d’y rester ! Je suppose que cela vous parle et que vous avez en tête une telle personne ou un tel endroit.

Bien sûr, il y a la paix à laquelle on accède par la méditation, la prière, ou la contemplation de la nature. On parle de paix « transpersonnelle », c’est-à-dire au-delà de la personnalité, dans cet espace plus vaste qui dépasse l’égo. Un espace qui est d’ailleurs accessible aussi grâce aux états modifiés de conscience obtenus par des techniques de respiration telles que le Rebirth. Cette paix-là mérite un « p » majuscule !

Mais je vais plutôt évoquer ici la paix que nous pouvons cultiver dans la sphère de notre personnalité, au jour le jour.

Des disputes à l’intérieur de nous-même

Quand nous portons notre attention sur notre vie intérieure, nous nous rendons compte que des opinions diverses s’expriment à l’intérieur de nous. On parle parfois de « subpersonnalités ». Il s’agit de « parties de nous » qui ont, chacune, leur propre vision des choses, de ce qu’il convient que nous fassions ou ne fassions pas, qui ont, chacune, leurs propres sentiments, leurs échelles de valeur, leurs peurs spécifiques, etc. Comme des petites personnes à l’intérieur d’une même personne.

Or, ces subpersonnalités sont rarement d’accord entre elles et il en résulte parfois des disputes…

Il arrive même que ces bagarres soient tellement violentes que le paysage intérieur ressemble à un champ de bataille.

Les belligérants se détestent, se méprisent, rêvent de s’entretuer, passent leur temps à s’envoyer des projectiles sous la forme de petites phrases assassines par exemple.

Une ambiance intérieure difficile à vivre

J’illustre mon propos. Une personne que j’accompagne, appelons-là Tiphaine, sombre souvent dans un état dépressif qui la paralyse. Lors de son dernier épisode dépressif, Tiphaine a clairement entendu à l’intérieur d’elle la voix d’une subpersonnalité qui exigeait qu’elle sorte de cet état, qu’elle fasse ceci, cela, bref qu’elle bouge. Ce qui l’a frappée, c’est à quel point cette subpersonnalité détestait sa dépression et se montrait agressive (dans son discours) à l’égard de la partie d’elle déprimée. Une ambiance de violence intérieure qui lui rappelait l’atmosphère de sa famille dans son enfance. « C’est la guerre ! », a résumé Tiphaine.

Les désaccords intérieurs ne revêtent pas toujours une telle véhémence, heureusement. Mais on y trouve bien souvent des colorations assez déplaisantes, comme le mépris, la critique systématique, ou l’humiliation…

Ainsi, chez Julien (prénom fictif) – une autre personne que j’accompagne -, l’une des voix intérieures déplore qu’il puisse être si… inintéressant. Cette même subpersonnalité annonce, tel le couperet de l’échafaud qui tombe, que : « personne ne peut t’aimer et il ne faut pas que tu t’étonnes que ta vie amoureuse soit un grand désert… ». Vous en conviendrez, cela ne respire pas la bienveillance !

Devenir ambassadeurs de la paix

Quand nous parvenons, grâce à la thérapie, à identifier ces conflits intérieurs et à les pacifier, il se produit un changement radical au niveau du bien-être individuel. Mais ce qui me paraît tout aussi important, c’est que la qualité de vie des proches et de toutes les personnes que nous rencontrons en est positivement impactées. C’est la paix qui rayonne.

On pourrait, sans exagération, qualifier de « mini ambassadeurs de la paix » toutes ces personnes qui ont pacifié leur vie intérieure, même si, au départ, leur motivation était leur propre bien-être.

Et si notre société aspirait réellement à la paix, si elle accordait autant d’importance à la paix qu’à la santé par exemple, ne devrait-on pas imaginer un système équivalent à celui de la Sécurité Sociale, pour que chacun puisse dissoudre ses conflits intérieurs (comme on soigne ses blessures), bénéficier ainsi de la délicieuse ambiance intérieure de paix (comme on profite d’une bonne santé) et contribuer du même coup au bien-être collectif ?

Qu’en pensez-vous ? (Vous pouvez donner votre avis ci-dessous.)

 

 

Relations

Deux conseils clé pour des relations harmonieuses

Nous sommes facilement contrariés par le comportement des personnes de notre entourage. Nos réactions, parfois surprenantes et disproportionnées, font basculer la situation : notre relation avec l’autre est alors projetée dans un cercle vicieux de dysharmonie.

Pour éviter d’être submergé(e) par une telle contrariété, il y a pourtant des solutions. Un art d’être qui fait régner l’harmonie. Deux aspects de cet art d’être sont primordiaux :

  • prendre la responsabilité de nos réactions, c’est-à-dire cesser d’accuser l’autre de la situation,
  • et exprimer nos besoins avec douceur et clarté.
Une situation anodine peut déclencher une tempête émotionnelle

Pour illustrer cela, prenons un exemple « anodin » inspiré d’un épisode de la vie de Lucie* que j’accompagne dans sa thérapie. J’ai choisi un exemple « anodin » précisément car il faut bien être conscient que ce ne sont pas seulement des événements dramatiques qui nous perturbent et suscitent en nous des réactions puissantes. Au jour le jour, il se peut qu’une situation qui paraît insignifiante à beaucoup de gens déclenche en nous une véritable tempête émotionnelle.

lc3a9a-larmeRevenons à l’histoire de Lucie. Au cours d’une séance, avec des larmes de colère au coin des yeux, elle m’explique qu’elle est ulcérée par le comportement de son ami Pierre* à qui elle a prêté son appartement en son absence : en partant, il le lui a laissé sale et en désordre.

Pris au piège de nos blessures d’enfance

Ce qui la dérange, ce n’est pas tant le désagrément d’avoir à nettoyer et ranger derrière lui, mais plutôt l’impression d’être bafouée, de ne pas être respectée. Cela la met hors d’elle qu’il ait pu se comporter ainsi à son égard. La colère est là, et la décision de ne plus jamais prêter son appartement à qui que ce soit…

Mais surtout, elle est terriblement blessée, elle se débat dans sa douleur psychique… Un peu comme un poisson pris au piège dans un filet.

Ce filet, c’est la blessure du « manque de respect » qui remonte à son enfance, vécue dans une atmosphère familiale humiliante.

Si cette blessure n’était pas là, elle n’aurait pas réagi aussi fortement. Que se serait-il passé ? Elle aurait sans doute pensé que Pierre s’est montré bien peu attentionné et / ou négligent, que cela ne lui ressemble pas et qu’il a peut-être dû partir précipitamment. Elle lui aurait passé un coup de fil pour en parler avec lui, et calmement lui faire part de ce désagrément. Et il y a fort à parier que face à une telle plainte bien posée et non agressive, Pierre se serait platement excusé et lui aurait peut-être même envoyé un cadeau pour se faire pardonner !

Prendre la responsabilité de soi-même est une attitude constructive

Mais la blessure étant activée, Lucie, emportée par la colère, ne pourrait au téléphone qu’insulter son ami… Ce qu’elle n’a pas fait car, avec lucidité, elle s’est abstenue de l’appeler à ce moment-là. Elle a préféré prendre du recul avant de « poser des actes ». Ce choix montre qu’elle était consciente de sa réaction émotionnelle et de ses conséquences potentielles.

Prendre ainsi la responsabilité de soi-même est une attitude constructive, une des premières étapes pour dénouer une situation conflictuelle.

Nous avons donc travaillé ensemble, elle a pu libérer l’énergie de colère qui occupait tout l’espace à l’intérieur d’elle, et dans le calme qui s’en est suivi, elle a pu identifier clairement le mécanisme à l’origine de sa réaction. Nous avons ainsi pu aller à la rencontre de la blessure touchée par ces circonstances et avancer vers la guérison psychique, grâce à la méthode de la Respiration consciente (Rebirth).

Demander ce dont on a besoin pour se sentir bien

Dans un travail thérapeutique de ce type, par moment, la personne accompagnée voit la situation avec beaucoup de clarté, elle perçoit clairement comment prendre soin d’elle-même, elle sait ce dont elle a besoin pour se sentir bien.

En étant ainsi reliée à elle-même, calme et posée, elle est devenue capable, en prévision d’une situation identique ou du même genre, d’exprimer ce qu’elle veut, ce qui est nécessaire pour elle, avec clarté et justesse.

En se respectant elle-même, elle demande et obtient le respect des autres.

Nous créons ainsi la paix en nous et autour de nous

Le travail thérapeutique nous permet de quitter le statut de victime du comportement de l’autre pour devenir responsable de nos propres réactions, et capable de formuler nos besoins.

Un puissant chemin de transformation, qui crée la paix en nous et autour de nous.

 

A lire également sur ce thème l’article « Comment désamorcer les tensions familiales ? » dans le blog et la page « Vivre des relations harmonieuses » dans la rubrique Thérapie.

Pour en savoir plus sur mon accompagnement thérapeutique qui vise l’harmonie dans les relations et la sérénité intérieure, lire sur ce site « Que peut-on attendre de la psychothérapie »« Comment se déroule la thérapie ? » et « Les témoignages ».

A télécharger gratuitement l’e-book « Découvrir son vécu intérieur ».

* Les noms sont fictifs.

 

Relations

Comment désamorcer les tensions familiales ?

Ce serait merveilleux un monde sans conflit… Et imaginez, à l’échelle de votre univers personnel, que les relations avec vos proches soient dénuées de toute tension, de toute contrariété… C’est loin d’être impossible. Vous en doutez ?

Comment réussir à pacifier les relations avec nos proches ?

Prenons un exemple au hasard.

fillette devant un ordinateurSupposons que vous soyez exaspéré(e) par l’attitude – que vous jugez – désinvolte de votre fille qui va bientôt passer son bac et ne travaille pas assez, à vos yeux.

Quand vous rentrez du travail, vous la trouvez en train de bavarder avec ses amies sur Facebook et votre contrariété croit de jour en jour.

Malgré vos remarques pressantes, son comportement ne change pas ; vos reproches deviennent de plus en plus acerbes, la tension monte et vous finissez par crier sur elle, notamment quand votre journée de travail a été particulièrement harassante ou stressante. Vous reconnaissez que votre attitude devient par moments violente et disproportionnée. Vous constatez que vos sentiments pour votre fille s’altèrent… et qu’elle-même s’éloigne de vous. Toute cette situation est douloureuse pour vous mais vous ne voyez pas comment en sortir.

Peut-il en être autrement ?

Dans cette situation, il y a deux aspects : le comportement de votre fille (« elle ne se met pas au travail ») et votre réaction à son comportement (vous vous énervez).

Quelle que soit la situation de tension entre vous et une autre personne, il faut toujours que vous distinguiez d’une part l’élément déclencheur, d’autre part votre réaction.

Je vous invite à vous focaliser sur votre réaction.

Observez d’abord attentivement quels sont vos ressentis intérieurs dans votre corps : vos sensations physiques et vos émotions. A quel moment et comment réagissez-vous ? (Réalisez cette observation en temps réel ou a postériori en reconstituant la scène.) Vous apprenez ainsi à connaître intimement ce qui se passe à l’intérieur de vous, à en être conscient en temps réel.

Ensuite, posez-vous les questions suivantes :

  • Pourquoi le comportement de votre fille vous dérange-t-il ?
  • Qu’est-ce que ce comportement signifie pour vous ?
  • A quoi cela renvoie-t-il dans votre vie ?
  • Est-ce que, vous-même, vous vous autorisez un tel comportement aujourd’hui ?
  • Comment était-ce lorsque vous étiez enfant ?
  • Quelles valeurs, quelles croyances vos parents (et la société) vous ont-ils transmis à ce sujet ?

Vous aboutissez alors à une croyance personnelle sous-tendue par une peur. Par exemple, dans un tel cas, la croyance qui peut émerger est : « si je ne réussis pas, je ne mérite pas d’être aimé(e) » ou « si je ne suis pas le (la) meilleur(e), je serai abandonné(e) par mes proches ».

Ce travail, apparemment simple, est extrêmement puissant*.

Car, en réalisant de telles prises de conscience, vous prenez un peu de distance par rapport à ces croyances, à ces échelles de valeur qui provoquaient vos réactions de manière automatique. Vous voyez alors les choses autrement : la situation est moins dramatique qu’elle ne le semblait auparavant.

avion en vol

 

Cette compréhension intellectuelle est donc importante mais pas suffisante pour désamorcer vos réactions au jour le jour.

Car c’est en étant conscient de vos ressentis physiques et émotionnels en temps réel (en live) que vous pouvez ne plus retomber dans vos comportements automatiques. « Ah, je sens que je suis en train de m’énerver, attention ! ». Vous prenez une ou deux respirations et ces quelques secondes de retour vers vous-mêmes peuvent suffire à vous donner un espace de liberté pour choisir de réagir ou non, d’une façon ou d’une autre.

Un travail plus approfondi permet ensuite d’aller au-delà. Grâce à lui, vous devenez capable de rester parfaitement serein(e) face au comportement de votre fille, et de trouver les mots justes pour exprimer votre pensée de manière positive et respectueuse, si vous estimez approprié… de dire quelque chose, au moment opportun !

 

A lire également sur ce thème l’article « Deux conseils clé pour des relations harmonieuses » et la page « Vivre des relations harmonieuses » dans la rubrique Thérapie.

Pour en savoir plus sur mon accompagnement thérapeutique qui vise l’harmonie dans les relations et la sérénité intérieure, lire sur ce site « Que peut-on attendre de la psychothérapie »« Comment se déroule la thérapie ? » et « Les témoignages ».

A télécharger gratuitement l’e-book « Découvrir son vécu intérieur ».

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* Vous pouvez réaliser ce travail seul, ou en séance avec un thérapeute qui vous aidera à y voir clair dans votre mode de fonctionnement.