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Connaissance de soi

Connaissance de soi

Stress (2/3) : neutraliser les pensées déclencheuses

Comment découvrir les causes de votre stress et les désamorcer : laissez-vous guider pas à pas.

Dans le premier article de cette série, vous avez pu découvrir les solutions d’urgence disponibles pour affronter le stress. Mais si vous ne vous attaquez pas aux causes, le stress va à nouveau se déclencher à la première opportunité…

Identifiez les pensées qui déclenchent votre stress

D’où la nécessité d’explorer les causes psychologiques. A chacun ses raisons pour stresser !  Il vous suffit de vous poser la question : pourquoi est-ce que je stresse, de quoi ai-je peur ? 

Vous pouvez noter tout ce qui vient. Et vous allez repérer les pensées-clés qui sont particulièrement “sensibles”, c’est-à-dire les pensées qui vous font le plus réagir. (Il n’y en a peut-être qu’une seule.)

Voici quelques exemples de pensées déclenchantes qui peuvent générer du stress en milieu professionnel. Vous allez peut-être vous reconnaître !

  • « Je ne suis pas à la hauteur, je n’y arriverai jamais. » 
  • « Si j’échoue, c’est dramatique. »
  • « Mes collègues vont me juger, ils vont penser que je ne suis pas compétent.e, pas sérieux.se, etc. »
  • “Il faut que j’excelle. Mon travail doit être parfait. »
  • “Je n’arrive pas à prendre ma place (de manager par exemple), à me faire entendre.”

Une fois que vous avez dressé la liste de ces croyances, vous pouvez évaluer de 0 à 10 à quel point ces assertions vous paraissent vraies (10 : je pense que c’est tout à fait vrai ; 0 : pas du tout vrai). Vous évaluez ainsi votre degré d’adhésion à telle ou telle croyance. 

Ensuite, il s’agit de remettre en question tout cela ! 

Evaluez objectivement la situation

Il s’agit de questionner maintenant la véracité réelle de ces pensées. Honnêtement ! Là, vous utilisez votre mental pour analyser objectivement la situation. (Vous sortez du mental émotionnel pour vous appuyer sur le mental rationnel.)

Posez-vous la question : est-ce que vraiment je…? 

Par exemple,

  • Est-ce que je suis vraiment incompétent.e ? 
  • Est-ce que mes collègues vont vraiment me juger négativement ? 
  • Si je ne réussis pas (cet exposé), est-ce vraiment grave ? Etc. 
Renversez la vapeur avec la vérité

Cette analyse objective peut vous conduire à des conclusions radicalement différentes des assertions de départ. Par exemple, 

  • « Je suis suffisamment compétent.e et je n’ai vraiment rien à prouver dans ce domaine ». 
  • « Peu importe ce que pensent mes collègues (de mon exposé), ce qui compte c’est que le message passe. » 
  • « J’ai parfaitement le droit de partir en vacances, cela ne signifie pas pour autant que je ne suis pas sérieux.se. J’ai tout bien préparé avant mon départ. » 
  • « Si on m’a confié ce nouveau poste, c’est qu’on m’a jugé.e compétent.e. »
  • « Même si c’est raté, je ne vais pas en mourir. Un échec sera une opportunité pour moi de m’améliorer demain. »
Rassurez-vous

Cette vision objective va être une ressource très utile au moment où vous aurez une montée de stress et elle peut suffire à la désamorcer. Il vous suffira de repenser à la conclusion à laquelle vous êtes arrivé.e. Ainsi vous injectez une pensée rassurante qui va réduire le niveau d’inquiétude : “ça va aller, je sais bien que….”.

Et peu à peu, cette nouvelle information va s’installer dans votre psychisme. C’est un antidote au stress.

Toutefois, pour en finir avec le stress, il faut aller encore plus en profondeur en vous. Découvrez comment dans l’article suivant “Stress (3/3) : déraciner les causes profondes”.


Pour aller plus loin, vous pouvez également lire les deux autres articles de cette série consacrée au stress :

« Stress (1/3) : 6 solutions d’urgence pour le gérer »

« Stress (3/3) : déraciner les causes profondes »

Crédit photo : Laura Adai sur Unsplash

Connaissance de soi

Voyage au pays intérieur

Les vacances sont l’occasion idéale pour partir en voyage à la découverte de votre monde intérieur. Un voyage enrichissant et qui vous réserve des surprises à coup sûr.

Si le cœur vous en dit, je vous propose d’explorer jour après jour ce qui se passe à l’intérieur de vous. Et d’en prendre note à la fin de chaque journée, comme le font les explorateurs !

Mais vous vous demandez peut-être quoi observer et comment vous y prendre ? Je vais vous donner quelques conseils et outils pour cela. En particulier un canevas pour la rédaction quotidienne de votre journal (à télécharger en bas de cette page).

Tout au long de la journée, du réveil au coucher, votre état intérieur évolue. Un moment vous êtes gai(e), puis boudeur(se), ou triste, amoureux(se), contrarié(e), enthousiaste, paisible… Les circonstances extérieures changent sans cesse et votre atmosphère intérieure s’en fait l’écho, d’une manière ou d’une autre.

Il est impossible d’être en permanence conscient de son vécu intérieur lorsqu’on débute ce genre d’exercice. En revanche, il est parfaitement possible d’observer sa réaction à tel ou tel événement, donc un certain nombre de fois dans la journée.

Une fois que vous avez constaté que, dans telle circonstance, une réaction nette était perceptible en vous, vous pouvez observer en détails les « symptômes » physiques de votre état intérieur. Puis vous pouvez vous interroger : qu’est-ce qui me rend ainsi (par exemple énervé(e) ou serein(e) ? Pour quelle raison est-ce que je réagis de cette manière dans cette situation ?

Ce petit exercice, anodin en apparence, peut avoir un impact énorme.

Au lieu d’être vaguement (ou pas du tout) conscient de ce qui se passe en vous, au lieu de seulement sentir par ci par là que « ça ne va pas » ou « je suis au top » ou « je me suis mis(e) en colère », le baromètre intérieur que vous installez ainsi vous donne des renseignements beaucoup plus riches. Et ces informations vont vous permettre de prendre le pilotage de votre vie, d’instant en instant.

En découvrant tout ce qui se passe en vous en permanence, vous allez bien sûr avoir l’impression de mieux vous connaître, et de vivre une vie plus riche, plus intéressante, plus nourrissante.

Concrètement, voici ce que je vous propose. Grâce à la fiche intitulé « Canevas pour la rédaction de votre journal » que vous pouvez télécharger en bas de cette page, vous disposerez des indications nécessaires pour prendre note dans votre carnet personnel* de ce qui s’est passé durant votre journée.

Pour vous aider dans la découverte de vos ressentis et de vos pensées, vous disposez aussi du livre « Découvrir son vécu intérieur » qui est téléchargeable gratuitement ici. Après l’avoir téléchargé, vous recevrez en prime un fascicule d’exercices pratiques, par mail deux jours plus tard.

Je vous souhaite de bien mettre à profit l’été pour mieux vous connaître. Bon voyage à la rencontre de vous-même !

 

Téléchargez le canevas pour la rédaction de votre journal  :

 

* A acheter de toute urgence si vous n’avez pas encore de journal !

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Se découvrir dans le miroir des autres

Pour mieux vous connaître, rien de plus simple : repérez les critiques que vous portez sur les autres, tirez-en des enseignements sur vous-même et construisez ainsi, pièce par pièce, le puzzle de votre personnalité. Mode d’emploi !

Si vous avez l’impression d’être en partie un inconnu pour vous-même, vous pouvez aisément découvrir des aspects de votre personnalité que vous ignorez. Il vous suffit de vous livrer à un exercice assez simple qui consiste à observer ce qui vous dérange chez les autres, ce que vous critiquez, ou à l’inverse, ce que vous aimez chez eux, ce qui vous attire. Puis à tirer profit de ces informations pour éclairer des facettes de vous-même.

La démarche ne nécessite aucune compétence particulière, seulement de la curiosité et de l’attention. Vous pouvez bien sûr vous faire accompagner par un thérapeute mais ce n’est pas indispensable.

 

A l’écoute du juge intérieur

Commencez par repérer les situations où vous ressentez un inconfort, une frustration, une colère… et les situations où la présence des autres vous apportent une sensation de bien-être, de bonheur, de joie, de légèreté… Ecoutez alors la voix intérieure qui commente ce qui se passe autour de vous et qui juge les autres positivement ou négativement.

Prenons un exemple. Deux amis, Pierre et Paul, vont faire une ballade en vélo. Quand Paul rentre, il ressent un goût amer et un brin de frustration. S’il y prête attention, il entendra peut-être une voix intérieure dire : « Pierre est agaçant, il parle tout le temps, il prend toute la place comme si je n’existais pas ». Cela lui paraît alors être un fait « objectif » : son ami qui adore parler a monopolisé la parole. Ce comportement lui déplaît, au point qu’il se demande s’il repartira en promenade avec lui…

 

Tirer profit des informations collectées

Le fait que Paul ne supporte pas que Pierre « prenne toute la place » lui indique qu’il a une difficulté sur ce point. Sinon, le bavardage incessant de Pierre le laisserait indifférent.

En d’autres termes, ce que Paul n’aime pas chez Pierre constitue un enseignement sur lui-même.

Il peut alors tirer profit de l’information qu’il a collecté auprès de cette voix intérieure et s’interroger :

  • De manière générale, est-ce que je prends ma place ?
  • Ou bien est-ce que je reste plutôt en retrait en attendant qu’on me donne la parole ou que certaines conditions soient réunies pour la prendre ?
  • Est-ce que je me sens légitime à m’exprimer face à Pierre ? Etc.

Il a mille questions possibles…

 

Elargir l’investigation

Continuons le récit. De son côté, Pierre de retour chez lui se sent déçu. S’il écoute la voix intérieure qui s’exprime alors, elle lui murmurera peut-être : « Paul est franchement ennuyeux, il me déçoit, il n’a rien d’intéressant à raconter ; heureusement que j’étais là. »

La critique qu’émet son « juge intérieur » est le reflet de sa propre personnalité, de sa conception des relations amicales.

Si Pierre examine ce constat « Paul n’a rien d’intéressant à raconter », il pourra en déduire – c’est une possibilité parmi d’autres, chacun étant différent – que, pour lui, une relation doit être intellectuellement intéressante. Et noter que cette exigence intérieure l’amène à « formater » la conversation dans ce sens. Il peut vérifier ce qu’il en est de l’ensemble de ses relations : quel en est le contenu ? Quelle place y tiennent les échanges intellectuels ?

Il peut aussi élargir l’investigation en s’interrogeant sur l’importance qu’il accorde à sa vie intellectuelle, sur ses échelles de valeur entre différentes activités (intellectuelles, sportives, professionnelles…), etc.

 

Construire le puzzle de la personnalité

Ainsi, tout moment d’inconfort dans une relation est une mine d’informations sur vous-même. Vous êtes hors de vous parce que votre collègue ne vous a pas salué en arrivant ce matin ? Vous ne supportez pas que votre fils passe du temps à rêver ? Que votre partenaire ne téléphone pas tous les jours ? Ou au contraire qu’il le fasse !? Vous êtes exaspéré par votre femme qui s’est mise à méditer ? A chaque contrariété, tournez le regard vers vous-même pour voir à quoi cela renvoie.

Toutes ces personnes de votre entourage vous tendent des miroirs.

Puzzle-blanc Piece-HandMême si la réalité objective est indéniable (il ne vous a pas dit bonjour, elle médite tous les matins…), ce qui doit importer davantage pour vous, c’est votre réaction car elle est le signe que quelque chose de sensible est touché à l’intérieur de vous.

Partez à la découverte de ce point sensible, dévoilez-le, continuez cette démarche d’investigation au fil des jours et vous allez ainsi construire peu à peu le puzzle de votre personnalité.