Etiquette

besoin d'amour

Thérapie

Stress : déraciner les causes profondes

Pour en finir avec le stress, il faut dissoudre les racines d’où proviennent les pensées qui le déclenchent. Un chemin thérapeutique qui libère !

Dans l’article “Stress : neutraliser les pensées déclencheuses”, nous avons vu l’intérêt des affirmations positives pour désamorcer à chaud le stress. Mais elles ont leurs limites car elles sont plaquées sur des blessures psychiques plus profondes, non guéries, qui vont s’activer à la prochaine alerte.

Donc, si vous voulez éviter l’enclenchement du stress, il va vous falloir travailler plus en profondeur, c’est-à-dire contacter vos blessures. Comment faire ? 

Découvrez le besoin de l’enfant non satisfait 

La première étape consiste à partir des pensées déclencheuses (que j’appelle aussi “pensées assassines” !) et à rechercher leur cause sous-jacente. 

Vous vous interrogez : 

  • “Pourquoi ai-je besoin d’être parfait ? Qu’est-ce que je crains si je ne le suis pas ?”, 
  • “Pourquoi ai-je l’impression d’être nul ?”, 
  • “Pourquoi ai-je si peur du jugement des autres ?”…

Recherchez dans votre enfance, à quels épisodes, à quel vécu, cela vous renvoie. Cela va sans doute vous amener à revisiter des épisodes douloureux. Ces vécus ont gravé en vous des croyances erronées qui traduisent un besoin fondamental non satisfait.

Prenons quelques exemples pour clarifier cette démarche d’exploration.

Échec à l’école : un besoin insatiable de reconnaissance

Premier exemple : Quand il est face à une nouvelle tâche au travail, Kevin constate qu’il est stressé car il a l’impression qu’il ne va pas y arriver, qu’il n’est pas à la hauteur. Il identifie la croyance qu’il a adoptée : “je suis nul” (pensée déclenchante). En se replongeant dans ses souvenirs d’enfance, il peut trouver l’origine de cette croyance dans le sentiment d’échec qu’il a ressenti à l’école. 

Les adultes ont pointé ses déficiences au lieu de reconnaître, apprécier et cultiver ses talents. Kevin peut ainsi identifier le besoin psychique fondamental qui n’a pas été satisfait : le besoin d’être reconnu à sa juste valeur. Devenu adulte, il va rechercher avidement la reconnaissance. C’est la source de son stress.

Enfant négligée : la perfection comme “solution”

Autre exemple : Très stressée par son travail, Marie constate qu’elle met toujours la barre très haut, son travail doit être parfait. En explorant son enfance, elle découvre que ses parents la négligeaient et qu’elle espérait attirer leur attention en ayant des résultats brillants à l’école et en étant une petite fille modèle. 

Elle s’est construite avec la croyance : “je dois être parfaite pour être aimée”.

Devenir contrôlant pour trouver la sécurité

Dernier exemple : Carlos est aussi stressé dans son job : il se sent obligé de systématiquement vérifier son travail à plusieurs reprises. Enfant, il a grandi dans une famille chaotique et a intégré que pour se sentir en sécurité, il doit tout contrôler. 

Devenu adulte, il s’efforce encore de combler ce manque de sécurité par l’hyper contrôle.

Six besoins fondamentaux

Cette exploration conduit ainsi à identifier le besoin fondamental qui n’a pas été nourri : 

  • le besoin de se sentir en sécurité, 
  • le besoin d’être reconnu (dans sa valeur), 
  • le besoin d’être aimé, d’être en lien, d’appartenir, 
  • le besoin d’être vu, écouté, reconnu dans son identité spécifique,
  • le besoin de s’affirmer, de prendre sa place, d’exister, de faire ses choix librement,
  • le besoin de s’épanouir, de se réaliser.
Prendre soin de son enfant intérieur 

L’étape suivante consiste à traiter ses blessures. A ce stade, le recours à un thérapeute pourra être aidant. 

Une de mes approches (le Voice Dialogue) permet de prendre soin de l’enfant intérieur blessé, qui a manqué d’amour, de reconnaissance, de sécurité… 

Ce travail avec les subpersonnalités va faire grandir des parts (adultes) qui rassurent l’enfant intérieur et qui prennent en charge la situation de manière professionnelle et non émotionnelle. 

L’approche énergétique : effacer les marques du passé

Une autre approche complémentaire (purement énergétique) consiste à libérer la charge émotionnelle qui s’est “cristallisée” sur ces blessures au niveau énergétique. Puis les traces plus profondes (inconscientes) de ces blessures sont aussi dissoutes afin de restaurer une circulation énergétique fluide. 

L’objectif ultime visé est le suivant : lorsqu’une situation auparavant stressante se présente, l’engrenage du stress ne s’enclenche plus.


Pour aller plus loin : lisez les deux autres articles consacrés au stress :

« Stress : neutraliser les pensées déclencheuses »

« 6 solutions d’urgence pour gérer le stress« 

Crédit photo : Rachel Cromer sur Unsplash

Récit

Quand la colère bloquée depuis l’enfance se libère

La libération des émotions, concrètement comment ça se passe ? Je vous invite à le découvrir en vous immergeant dans le voyage de transformation intérieure de Laurence. 

Vous allez peut-être vous reconnaître dans l’histoire de Laurence. Son mari, débordé de travail, est très peu disponible pour elle et leur enfant. Ses attentes de temps-passé-ensemble ne sont pas satisfaites et le sentiment d’être « délaissée » est tellement douloureux qu’elle en arrive parfois à avoir des pulsions suicidaires.

La séance que nous avons faite en juillet 2024 illustre bien la manière dont s’accomplit le travail de guérison psycho-énergétique. 

Cette séance s’est déroulée en deux étapes. D’abord un travail de libération des émotions qui est décrit dans cet article, puis un revécu de naissance (grâce au Rebirth) à lire ici.

Voici le récit de cette phase de « décharge » émotionnelle (ce récit figure ci-dessous en caractère italique). J’y ai ajouté des explications au fur et à mesure pour que tout devienne parfaitement clair pour vous (du moins je l’espère…) !

Un père absent, un mari absent

En début de séance, Laurence a déjà pris conscience qu’elle revit avec son mari exactement la même expérience que celle de son enfance : en effet son père se consacrait presque uniquement à son job. Il rentrait tard le soir en semaine. Tandis que le week end, il restait de son côté à écouter de la musique, passant ainsi peu de temps avec ses enfants.

Laurence explique qu’elle est en colère à l’égard de son père : en tant que petite fille, elle trouvait « injuste qu’il ne soit jamais là, et injuste qu’il ne m’aime pas ».

S’autoriser à exprimer ses émotions

A ce stade elle est déjà donc bien consciente de la colère enfouie au fond d‘elle. Mais savoir qu’on a de la colère n’équivaut pas à ressentir cette émotion ici et maintenant.

Il va falloir établir le contact avec cette énergie émotionnelle afin de pouvoir ensuite la « vider ». 

Je l’accompagne dans cette direction et elle ressent la colère mais, dit-elle, « ça a du mal à sortir »

Il y a, chez beaucoup d’entre nous, des obstacles à l’expression des émotions (des peurs, des interdits… – je ne développe pas ce point ici car c’est un sujet en soi). 

Son et mouvement pour faire bouger l’énergie bloquée

Dans le cas de Laurence, le simple fait de constater que « ça a du mal à sortir » débloque les choses. Et elle ressent aussitôt ce qu’elle appelle des « décharges dans le corps »

Puis en imaginant son père présent en face d’elle, elle exprime sa colère par la voix et le mouvement.

Les sons comme les gestes sont des moyens – parmi d’autres – de libérer l’énergie émotionnelle bloquée. C’est un travail puissant et libérateur. 

J’utilise différentes « techniques » d’accompagnement en fonction du système énergétique de la personne. Il n’y a pas de protocole. On navigue « à vue ». 

Grâce à l’expérience que j’ai accumulée, j’ajuste ma manière d’accompagner pour aller le plus loin possible dans ce travail de libération des barrages émotionnels connus. 

Expression vraie

Puis après cette phase d’expression par la voix et le mouvement, j’invite Laurence à mettre des mots. Elle parle à son père et arrive vite à cette supplication : « Aime-moi ».

Les paroles sont de l’énergie. Si on exprime vraiment ce qu’on a « sur le coeur », librement et jusqu’au bout, l’énergie bloquée – souvent au niveau du coeur justement – se met à bouger dans notre système énergétique.

En nous focalisant sur cette expression « aime-moi », nous poussons plus loin la libération énergétique avec une technique spécifique. Alors c’est le chagrin qui arrive. 

La poursuite du travail énergétique amène le basculement caractéristique de la colère vers la tristesse. 

L’essentiel en bref :

Tout ce processus psycho-énergétique consiste à « vider » la charge émotionnelle qui s’est accumulée durant l’enfance et qui stagne au niveau de blocages dans notre système énergétique. La libération émotionnelle consiste à « aller chercher » l’énergie bloquée et à la remettre en mouvement. Quand le blocage se dissout, l’énergie peut à nouveau circuler librement. Or, une circulation fluide de l’énergie est synonyme de bien-être psychologique.


La séance de Laurence se poursuit. Et à travers un état modifié de conscience induit par la respiration (Rebirth), elle entre en contact avec son vécu lors de sa naissance et de sa vie intra-utérine. Mais c’est une autre histoire… que je vous raconte dans l’article suivant intitulé « Elle guérit en revivant sa naissance » !


Pour en savoir plus sur cette méthode d’accompagnement, je vous invite à lire la page : « La thérapie psycho-énergétique – Le Rebirth »

Crédits photo : Barrage en Norvège : Bjørn Kamfjord sur Unsplash

Kayak : Rune Haugseng sur Unsplash

Ce récit a été publié avec l’accord de Laurence (prénom fictif).