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Rebirth

Le souffle qui libère

Comment est-il possible de se sentir mieux simplement en respirant ? Pourquoi les séances de Rebirth (respiration en conscience) apportent-elles un mieux-être psychologique évident ? Voici quelques explications pour comprendre le mécanisme de la transformation suscitée par le Rebirth.

En complément des articles La puissance du Rebirth et Trois questions sur le Rebirth publiés sur ce blog et que je vous conseille de lire auparavant, je vous propose ici d’aller plus loin dans la découverte de la respiration en conscience et de son « fonctionnement ».

Nous allons donner la parole aux fondateurs des deux principales techniques thérapeutiques (occidentales) basées sur la respiration en conscience : à savoir Léonard Orr pour le Rebirth, et Stanislav Grof pour la Respiration holotropique (qu’il définit lui-même une « combinaison de respiration consciente, de musiques évocatrices et de travail corporel focalisé »).

 

Etat de conscience différent

Le terme « holotropique » qui signifie littéralement « orienté vers la totalité » mérite qu’on s’y arrête un instant car il est très significatif de ce qu’apporte le travail thérapeutique avec la respiration : « Le mot lui-même suggère que dans notre état de conscience quotidien, nous nous identifions seulement à une petite fraction de ce que nous sommes en réalité. Dans les états holotropiques, nous pouvons transcender les limites étroites de notre corps-égo, et récupérer notre pleine identité », explique Stanislav Grof.

La respiration, en fait, est utilisée depuis des temps immémoriaux dans de nombreuses traditions, à des fins spirituelles et thérapeutiques. Aujourd’hui en Occident, certaines de ces pratiques nous sont accessibles, comme les exercices respiratoires du yoga, appelé pranayama, qui induisent – vous en avez peut-être fait l’expérience, un état de conscience non ordinaire où règne une paix profonde, une sensation d’espace et de légèreté…

 

Dissoudre les blocages psycho-énergétiques

Dans le domaine de la psychothérapie, la respiration est un allié puissant pour dissoudre les causes de notre mal-être. Mais comment cela fonctionne-t-il ? Quel rapport peut-il bien y avoir entre la respiration et la disparition d’un inconfort psychologique ?!

Tout se passe au niveau énergétique. Notre vécu est mémorisé dans nos corps énergétiques sous forme de blocages psycho-énergétiques qui empêchent une circulation fluide de l’énergie. Ce sont ces blocages qui causent notre mal-être. Or la respiration en conscience dissout ces blocages.

 

Excellente méthode anti-stress

Tout mon travail d’accompagnement vise précisément à restaurer cette fluidité de la circulation énergétique. Lorsque l’énergie circule librement, le bien-être est immédiat : nous ressentons alors une sensation de paix, sécurité, amour, joie…

Nous ressentons aussi une profonde détente. Le stress s’est envolé comme par enchantement ! Les personnes que j’accompagne me disent souvent à l’issue d’un Rebirth qu’elles ont l’impression d’avoir laissé sur le matelas leurs tensions et le fardeau qu’elle portait en débutant la séance.

« Le résultat habituel d’une séance de respiration holotropique consiste en une libération émotionnelle et une relaxation physique profonde.

« Après une séance réussie et bien intégrée, de nombreuses personnes témoignent qu’elles se sentent plus détendues qu’elles ne l’ont jamais été au cours de leur existence. », note Stanislav Grof .

Excellente méthode anti stress !*

 

La guérison de l’inconscient

Comment cela se passe-t-il ?

Leonard Orr et Stanislav Grof soulignent que les blocages psychologiques vont de paire avec une respiration restreinte.

« Chaque expérience négative que nous vivons dans notre corps peut restreindre notre capacité respiratoire », explique Leonard Orr.

En amplifiant la respiration, on libère les blocages, comme l’a démontré Stanislav Grof : « Maintes fois, nous avons pu confirmer les observations de Wilhelm Reich, pour qui les résistances et les défenses psychologiques étaient associées à une restriction respiratoire. La respiration est une fonction autonome, mais elle peut aussi être influencée par la volonté. Une augmentation délibérée de la fréquence respiratoire conduit habituellement à un relâchement des défenses psychologiques, mène à la libération, et favorise l’émergence de matériaux inconscients (et supraconscients). »

Nous arrivons au point clé pour comprendre le mécanisme de la « guérison » psychologique. Comme nous l’avons vu plus haut, nos traumatismes (petits et grands !) sont mémorisés dans notre inconscient sous forme de blocages psycho-émotionnels. Ils se traduisent par des manifestations émotionnelles, des comportements automatiques, des croyances, etc. Sous l’effet de la respiration, l’énergie/conscience retenue dans ces blocages se manifeste sous diverses formes.

Stanislav Grof parle d’un « courant d’expériences ». Des épisodes de vie, parfois traumatiques, peuvent émerger, l’expérience vécue lors de la vie intra-utérine, de la naissance ou de la période post-natale peuvent faire surface, ou bien encore des expériences transpersonnelles c’est-à-dire qui dépasse la dimension personnelle (connexion avec le Tout, voyage cosmique, etc.).

 

Tous les aspects de la psyché sont concernés

De manière concise, Stanislav Grof explique : “L’objectif principal de la thérapie holotropique [Rebirth et Respiration Holotropique] est d’encourager l’activité de l’inconscient, (…) et apporter à la conscience les mémoires de traumatismes réprimés et oubliés. Dans ce processus, l’énergie concentrée en symptômes émotionnels et psychosomatiques est libérée, déchargée, et les symptômes se convertissent en un courant d’expériences. Le contenu de ces expériences peut provenir de n’importe quel niveau de la psyché – biographique, périnatal, ou transpersonnel. »

Ainsi advient une transformation psycho-énergétique profonde et libératrice…

 

 

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou à poser vos questions en bas de cette page.

 

Les citations figurant dans cet article sont extraites des livres suivants :

  • Leonard Orr et Konrad Halbig, Rebirth, l’art de la respiration consciente.
  • Stanislav Grof, Pour une psychologie du futur
  • Stanislav Grof, Les nouvelles dimensions de la conscience
  • Stanislav Grof, Quand l’impossible arrive

 

* Lire également à ce propos l’article A la source de la détente 

Art d'être

A la source de la détente

Pour éviter d’accumuler des tensions, ne suffirait-il pas de remplacer les combats intérieurs permanents par une attitude diamétralement opposée à nos comportements habituels, à savoir par l’acceptation de nos imperfections et de l’inconfort ? Une méthode anti stress révolutionnaire !

La lutte contre le stress et la relaxation sont devenues des préoccupations omniprésentes. Je vous propose de mettre le focus ici sur une facette de cette problématique, à travers une approche assez différente de celles que l’on rencontre généralement.

csm_rencontres-danse-aerienne_1761c7a02eAu quotidien, notre corps emmagasine des tensions, se raidit et devient même parfois douloureux, au niveau des épaules ou du dos en particulier. Même si nous consacrons 2 heures par jour au yoga ou à la danse (aérienne par exemple !), même si nous nous offrons régulièrement un massage, la détente et le soulagement ainsi obtenus ne sont que partiels ou temporaires. Tant que la cause des tensions reste présente, elle les restaure inéluctablement.

 

Réaction automatique face à la contrariété

Qu’est-ce qui nous empêche de rester détendu ? Et en élargissant un peu la perspective : qu’est-ce qui nous empêche d’aborder les événements de notre vie de manière légère et sereine ? Voici deux questions qui me semblent essentielles et que je vous invite à méditer…

Pour apporter un élément de réponse, je vais d’abord partager avec vous un petit événement de ma vie qui risque de vous paraître sans rapport apparent… Du moins au premier abord…

Quand je me lève le matin après une nuit trop courte, j’ai constaté que ce manque de sommeil devient un sujet obsédant pour moi. Si je laisse mon esprit incontrôlé, c’est-à-dire en pilotage automatique, mes pensées se focalisent sur cette préoccupation : « zut, je vais être fatiguée aujourd’hui, cette journée va être ratée, je vais avoir l’esprit embrumé pendant mes séances alors que je devrais être hyper réactive, je déteste ne pas avoir les idées claires, et puis je ne vais pas pouvoir me coucher de bonne heure ce soir et cela va être encore pire demain, etc., etc. ».

 

Choisir l’attitude opposée : j’accepte

sommeilCe genre de pensée va émerger à tout moment de la journée, et m’envahir si je n’y prête garde. Et en fin de compte la journée sera effectivement mauvaise, mais cela résultera davantage de ces pensées négatives que du manque de sommeil ! Car il y a d’une part la réalité – le manque de sommeil -, d’autre part l’interprétation que mon esprit colle sur cette réalité – à savoir que c’est très ennuyeux et préoccupant.

Imaginons que, face à cette situation, j’adopte une attitude intérieure diamétralement opposée : au lieu de pester contre cette cause d’inconfort indéniable, de refuser qu’il en soit ainsi, supposons que je l’accepte : « Assurément je n’ai pas assez dormi. Bon ! Je vais probablement ne pas être très en forme et je ne vais pas donner le meilleur de moi-même en séance ; c’est comme ça aujourd’hui ; je vais faire avec ; ce n’est pas la fin du monde… »

 

L’ambiance intérieure devient positive

Le résultat de ce changement d’attitude est spectaculaire. D’abord, la situation apparaît beaucoup moins grave, et la préoccupation disparaît instantanément puisque j’ai décidé de « faire avec », d’accepter que la journée ne va pas être au top. Ensuite les pensées relatives à ce sujet ne sont plus obsédantes, car j’ai décidé de ne pas accorder d’importance à ce soi-disant « problème », j’ai lâché l’attachement à ce problème. Et de facto l’inconfort est bien moindre, le parfum intérieur durant cette journée devenant même tout à fait positif.

Et il peut même s’avérer que cet état a priori défavorable ait des « avantages secondaires ». Par exemple, si une personne, en séance ce jour-là, me parle de ses insomnies et du malaise qu’elle ressent en conséquence, je serais parfaitement à même de la comprendre et de l’accompagner avec une douceur qui sera appropriée à la fois à son état et au mien !!!

 

Le corps, reflet de notre attitude

A travers cet exemple, j’espère avoir fait comprendre que ce n’est pas la réalité qui est la plus dérangeante mais la perception que nous en avons, ainsi que la non acceptation de cette réalité.

Nous nous battons à longueur de journée contre tout et n’importe quoi, et surtout contre nous-même ! Nous estimons que nous ne sommes pas assez performant(e) au travail, pas assez gentil(le), pas assez beau/belle, pas une mère ou un père assez disponible, pas assez ceci et trop cela ; nous estimons que les gens qui nous entourent ne sont pas comme nous voudrions qu’ils soient, et que la vie ne nous donne pas ce qui nous semble indispensable pour être heureux, etc. Bref, beaucoup de sujets de contrariété !

Le refus de la réalité telle qu’elle est, l’adjonction d’une opinion négative sur ce qui se présente à nous, causent un raidissement intérieur, une fermeture, une contraction, tant aux niveaux psychologique que corporel.

Si vous observez finement votre corps, vous pourrez percevoir ce phénomène de contraction. Or, la contraction c’est… l’inverse de la détente !

 

Accueil et acceptation : la révolution pacifique

k_kung-fu-uniform-white_20160204023653Au cours du processus thérapeutique, nous apprenons à accueillir les choses telles qu’elles sont, y compris nos imperfections. C’est un véritable apprentissage ou plutôt un contre-apprentissage car nous avons derrière nous des années de pilotage automatique ; un mode de fonctionnement qui nous a conduit à nous battre sans cesse, à nous raidir sans cesse « contre ».

Il s’agit d’apprendre à être non pas « contre », mais « avec ».

Notez bien que l’invitation n’est pas d’être « pour ». Pour une journée démarrée dans la fatigue, pour des enfants insupportables ou pour un embouteillage… ! Pas « pour », mais « avec ». Etre « avec », aller « avec », faire « avec » ce qui se présente à cet instant.

Accueil et acceptation : deux mots révolutionnaires, qui ne signifient pas pour autant passivité, loin s’en faut ! Accueil, acceptation, deux mots qui sont aussi synonymes de confiance – confiance en soi et dans la vie.

Nous sommes alors dans une attitude intérieure qui ne génère aucune tension. Mais au contraire de la détente et de la paix.

Hyperactivité

Les racines de l’hyperactivité

Façonnés par le culte de la performance dès l’enfance, nous devenons hyperactifs (et stressés !) sans pour autant parvenir à étancher notre soif de reconnaissance.

Notre société valorise la performance et la plupart d’entre nous avons grandi dans des familles qui attachent une forte importance aux résultats scolaires des enfants, puis à leur réussite professionnelle. Selon cette conception, la valeur d’une personne repose, en grande partie, sur des critères objectifs et mesurables.

Quand il rentre de l’école, l’enfant sait que ses parents seront contents s’il ramène de bonnes notes. Ils le regarderont avec fierté et l’atmosphère à la maison s’en trouvera impactée, devenant, selon les cas, plus légère, sereine, ou même joyeuse.

 

L’importance des performances scolaires

Chaque famille a sa manière de célébrer les réussites ou/et de punir en cas de mauvais résultats. Mais dans tous les cas, l’enfant comprend très vite l’importance de ses performances scolaires. Ce qui se joue pour lui va au-delà de la récompense ou de la punition.

C’est la perception qu’il a de lui-même qui se construit alors. Et cette perception va l’accompagner tout au long de sa vie.

Voyant le scénario qui se déroule autour de lui, l’enfant intègre l’échelle de valeur familiale et sociétale. Dans le jargon des psys, on parle d’introjection. Un ensemble de croyances se mettent en place, par exemple « si je réussis à l’école, je suis quelqu’un de bien ».

 

L’estime de soi en jeu

Autrement dit, sa propre estime de lui-même repose sur sa réussite scolaire. Et ainsi, un enfant en échec scolaire a souvent une image de lui-même dévalorisée : il se perçoit comme « un raté ».

La réalité est en fait plus complexe que ce simple « mécanisme ». Il arrive par exemple qu’un enfant brillant sur le plan scolaire bascule dans la dévalorisation de soi à la suite d’un épisode ou de circonstances difficiles, telles qu’une compétition avec un autre membre de la fratrie ou une période de baisse des résultats.

 

Amour sous condition

Quand l’enfant est ainsi évalué à travers ses résultats, ce qui s’inscrit en lui est plus profond encore. Car il a absolument besoin d’amour et de reconnaissance et ce qu’il redoute le plus est d’être abandonné ou rejeté. Or, c’est précisément ce qui se joue au moment où il présente ses notes à ses parents.

Comme j’ai pu le constater de multiples fois dans le vécu des personnes que j’accompagne, l’enjeu est considérable pour l’enfant à ce moment-là. Il perçoit que les bonnes notes lui ouvrent la porte de l’amour de ses parents : un amour sous condition.

Plus ses parents accordent de l’importance à cet élément et réagissent en conséquence, plus l’enfant enregistre l’équation « bonnes notes = on me prend dans les bras, on me manifeste plus d’attentions, etc. ».

Cette réalité – subjective – s’inscrit à l’intérieur de lui, sous la forme de croyances telles que : « je dois réussir pour mériter d’être aimé ». Ou dans le cas d’échecs : « je ne mérite pas d’être aimé ».

 

La reconnaissance dépend de la réussite

Autre effet évident : avec ses bons résultats, l’enfant se sent reconnu. Il devient quelqu’un d’important dans la famille, une personne aux qualités appréciées. Pour obtenir un bien aussi précieux que cette reconnaissance lorsqu’elle lui fait défaut – ce qui est très souvent le cas -, l’enfant est prêt à accomplir des efforts considérables.

Cette reconnaissance conditionnelle accordée à l’enfant met en place d’autres croyances à l’intérieur de lui, comme « je suis apprécié à condition que je réussisse ».

Ainsi, l’enfant comprend deux choses :

  • d’abord qu’il est évalué et jugé,
  • ensuite que le critère déterminant pour obtenir amour et reconnaissance est ce qu’il produit.

Il est moins apprécié pour ce qu’il EST que pour ce qu’il FAIT. D’ailleurs le culte de la performance est parfois conjugué avec une obligation d’être toujours dans l’action : « arrête de rêver », « ne reste pas à ne rien faire »…

 

Un terreau pour l’hyperactivité

Face à l’importance de l’enjeu, la plupart des enfants se mobilisent pour, à tout prix, réussir. Le mécanisme inconscient qui se met en place peut se résumer de la manière suivante :

La soif d’amour et de reconnaissance ne peut être satisfaite que par une course effrénée aux « résultats ».

abeille rucheAinsi se met en place un schéma de fonctionnement « actif », ou plutôt « hyperactif », accompagné d’un énorme stress. Et comme les croyances et les comportements mis en place dans l’enfance perdurent à l’âge adulte, cela donne les bourreaux de travail qui nous entourent ou… que nous sommes peut-être nous-même ! Le résultat de ce modèle éducatif est omniprésent autour de nous.

 

Se libérer de la prison de l’hyperactivité

Mais je ne veux pas terminer cet article sur ce sombre constat… La bonne nouvelle, car il en a une, c’est qu’un travail thérapeutique permet de restaurer un meilleur équilibre entre activité et non-activité et d’établir une saine estime de soi. En rendant conscients tous les ingrédients psychiques évoqués plus haut – les croyances, les peurs de manquer d’amour ou d’être rejeté, etc. -, puis en transformant ce paysage intérieur.

Grâce à cette profonde transformation, une vie complètement nouvelle émerge. Le soulagement est immense…

Art d'être

2016, une année dans la fluidité…

En 2016, je vous souhaite beaucoup de fluidité en cultivant la merveilleuse sagesse qu’est l’acceptation.

Vous souhaiter « une année fluide » est un vœu un peu inhabituel, j’en conviens, mais il est synonyme de bonheur.

En effet, la fluidité permet de traverser la vie telle une rivière qui coule paisiblement, puis glisse entre les rochers, rebondit sur les obstacles et poursuit son chemin tranquille. Une manière d’être extrêmement confortable !

Cette attitude si tentante résulte de l’acceptation des événements que nous rencontrons au quotidien. Evidemment, il est aisé d’accepter les épisodes agréables : lorsque notre compagnon (compagne) nous invite à passer un weekend au bord de la mer pour notre anniversaire ou que notre boss nous propose la promotion dont nous rêvions !

Pas de difficulté non plus à nous accepter nous-même lorsque règne à l’intérieur de nous la sérénité ou la joie !

 

L’acceptation : un défi inaccessible ?

En revanche, face à des événements déplaisants, il en est autrement… Avouons que, face à une panne de voiture au moment de partir le matin ou à une grippe carabinée la veille de notre départ en vacances, ou à une tâche sur notre plus belle chemise… notre première réaction est rarement d’emblée l’acceptation !

homme_voiture_panne - copieNous pestons, nous nous révoltons contre l’adversité : accès de colère, plaintes, amertume, parfois même désespoir… L’ambiance intérieure devient assez agitée ! Ces émotions peuvent nous perturber plusieurs heures et gâchent l’atmosphère de nos relations avec les autres.

De même lorsque nous sommes confronté(e) à des phénomènes intérieurs déplaisants. Accepter notre tristesse, notre dépression, notre colère et parfois notre haine, notre jalousie, accepter la voix intérieure qui nous critique si souvent…, tout cela ne relève-t-il pas de la gageure ?!

 

Accepter ou résister

Et pourtant, l’acceptation est une clé du bonheur ! Mais que signifie au juste ce terme ? L’acceptation consiste à réagir face à une situation par le simple constat : « voici les choses telles qu’elles sont ; bon ! ». Autrement dit, « on fait avec » !

Nous ne nions pas ce qui se passe. Et nous ne résistons pas. « Résister » : que veut dire ce terme qui est parfois utilisé par les psycho-praticiens ? C’est une attitude de refus de la réalité. Par exemple : « Non mais ce n’est pas possible tout de même qu’elle tombe en panne maintenant… », « C’est malin, si tu ne m’avais pas poussé à mettre ma plus belle chemise ce soir, on n’en serait pas là », « C’est inacceptable que je sois si jaloux »…

 

L’acceptation apporte de la détente

diagnostiquer-une-panne-auto-pour-les-nuls-en-mecanoQue se passe-t-il a contrario lorsque nous acceptons la situation ? La perspective change radicalement. La voiture est en panne. Le fait est là. Comme nous ne sommes pas envahi par la contrariété, nous nous projetons déjà dans l’étape suivante : « Et maintenant, qu’est-ce que je fais avec ma voiture en panne ? »*. Nous gagnons en efficacité.

Les réactions émotionnelles du type colère ou désespoir n’apparaissent pas, ou bien – et c’est le cas le plus fréquent – elles émergent mais se dissolvent rapidement car nous ne les entretenons pas, nous ne nous y accrochons pas. L’attitude la mieux adaptée face à ces remous émotionnels est aussi l’acceptation : « Ah, la colère monte ! OK. C’est complètement normal. Ca va passer ». Si nous l’accueillons sans nous y attacher, la colère passe effectivement très vite.

Dans cette acceptation, il y a beaucoup de détente, parfois même de l’humour ! La vie devient plus agréable et facile car les difficultés, les obstacles prennent une proportion bien moindre. En d’autres termes, on dédramatise.

 

En harmonie avec la vie telle qu’elle est

L’acceptation est en fait une attitude parfaitement cohérente avec la nature même de la réalité qui est le changement. Il est illusoire de croire que nous pouvons rencontrer sans cesse des événements positifs, que tout peut être, en permanence, confortable, aisé et agréable. Les objets tombent en panne et nous tombons malades, c’est dans la nature des choses. Nous avons souvent tendance à oublier ces évidences !

penduleAccepter, c’est aussi vivre en harmonie avec la nature duelle de la réalité qui est faite de polarités. S’il y a réussite, il y a aussi échec (et j’ai raté le bus !) ; s’il y a perfection, il y a aussi imperfection (et une tâche sur ma chemise !)…

En 2016, je vous souhaite donc beaucoup de bonheur et de fluidité en cultivant cette merveilleuse sagesse qu’est l’acceptation. Excellente année !

 

Pour l’anecdote, j’ai choisi ce thème pour mes vœux car j’ai commencé l’année avec… une panne de réfrigérateur et un souci informatique. Ma capacité d’acceptation a été mise à l’épreuve !!!

 

 

 

 

* Il y a parfois des malentendus sur la signification du terme « acceptation » qui est confondue avec la résignation. Accepter donne au contraire énormément de puissance (et de lucidité) pour se mettre en action (de façon appropriée).

Emotions

Libre face à la peur

Quelle attitude adopter quand nous sommes confrontés à des événements suscitant la peur, tels que les attentats de Paris du 13 novembre 2015 ?

 

Face aux événements quels qu’ils soient, nous avons la liberté de choisir non seulement nos opinions, mais aussi nos réactions émotionnelles. En d’autres termes, au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, nous pouvions céder toute la place à la peur, ou bien prendre la responsabilité de l’effervescence émotionnelle à l’intérieur de nous et la gérer, pour retrouver au plus vite un état d’équilibre et de paix.

 

Fascinés par nos émotions

Comme les autres émotions que sont la colère ou la tristesse, la peur exerce une sorte de fascination sur nous. Il paraît que les Français, plus que d’autres peuples, adorent leurs émotions ! Les émotions donnent du piment à la vie, certes, mais elles deviennent handicapantes dès lors que nous ne les maîtrisons pas.

Pensez à la colère : c’est une belle énergie, très utile pour nous défendre face à une tentative d’abus de pouvoir, pour sortir de l’impuissance. Mais quand elle nous emporte, elle ne fait que des dégâts, à nous-mêmes et aux autres. Alors que convoquée au moment opportun, utilisée à bon escient et pleinement maîtrisée, elle devient l’instrument d’une puissance saine.

 

Sommes-nous en danger ?Grotte-de-Lascaux-3_reference

Même chose pour la peur. Il s’agit d’une saine réaction instinctive face au danger. Nous n’aurions pas survécu depuis des temps immémoriaux sans elle. Et en cela, vive la peur ! Aujourd’hui, nous ne vivons plus dans des grottes, entourés de bêtes sauvages féroces, mais d’autres dangers nous guettent ou, plus exactement, semblent nous guetter. Sommes-nous réellement en danger ?

Face aux tragiques événements récents, nous pouvons prendre appui sur nos facultés mentales et nous interroger sur la véracité de la menace pour chacun d’entre nous ou pour nos proches ou pour notre pays tout entier. Peut-être alors arriverons-nous à la conclusion que le sentiment d’être menacé par d’éventuels attentats (plus que par les risques habituels de la vie : maladie grave, accident…) est quelque peu une illusion d’optique.

Cela pourrait évidemment nous aider à ne pas céder à la panique. Mais en supposant que nous arrivions à la conclusion inverse, à savoir qu’un grave danger nous menace, nous sommes alors encore libres de céder ou non à la peur.

 

Quand la peur prend le pouvoir

Car, si nous n’y prêtons garde, la peur prend le pouvoir sur nous, et nous dicte notre vie. Elle rétrécit notre champ des possibles. On ne s’aventure pas hors d’un domaine où l’on se sent en sécurité. Qu’il s’agisse de notre sécurité face à des agressions extérieures, comme dans le cas du risque d’attentat, ou de nous protéger contre les blessures psychologiques dans le cas de la peur du rejet ou de l’abandon dans la relation par exemple. Le mécanisme est le même. La peur se traduit par une fermeture énergétique ; en d’autres termes, nous sommes bloqués de l’intérieur, incapables de saisir les opportunités que nous offre la vie.

Ce mécanisme est parfois inconscient, mais pas toujours et nous sommes alors capables de discerner la peur « derrière » nos inhibitions. Par exemple, « je ne suis pas à l’aise quand je prends la parole en public car j’ai peur du jugement des autres », puis-je entendre dans mon cabinet.

 

Les avantages de la peuralpinisme

La peur présente des avantages autres que celui d’être une forme de protection. Cette émotion peut parfois même être excitante comme dans les films d’horreur ou les sports extrêmes, ou encore les fêtes foraines.

La peur, comme une autre émotion d’ailleurs, ne nous donne-t-elle pas aussi le sentiment d’exister ? Par exemple, les affirmations « j’ai le vertige » ou « j’ai peur des araignées » ou encore « j’ai peur d’être rejeté par les femmes » définissent la personne, font partie de son identité. Tout en l’enfermant dans une prison. Impossible d’emprunter cette route de montagne ; plutôt rester seul que de courir le risque d’être abandonné… L’attitude qui consiste à se retrancher derrière la peur pour ne pas faire telle ou telle chose est un choix.

 

Choisir entre la peur et l’amour

Rien ne nous oblige à demeurer esclaves de nos peurs. Car, comme tous nos composants psychiques, la peur cristallisée au fond de nous peut être transformée. Lorsqu’elle pointe son nez à l’intérieur de nous, émanant de nos profondeurs, il faut apprendre à la reconnaître, avoir le courage de lui faire face et l’accompagner dans sa dissolution. Il ne faut pas avoir peur de la peur ! Elle ne demande qu’à lâcher…

Et puis nous sommes responsables de la place que nous accordons aux stimulants de la peur, notamment ceux véhiculés par les médias (les images traumatisantes, les témoignages des personnes qui elles-mêmes ont peur).

En bref, ne pas céder le pouvoir à la peur, c’est être responsable de soi-même, responsable de son jardin intérieur. Ne pas céder le pouvoir à la peur, c’est laisser la place libre pour l’Amour. La peur est synonyme de fermeture, repli sur soi, méfiance, froideur, immobilisme, contraction, stress. Tandis que l’Amour va avec l’ouverture, la confiance, la chaleur, le mouvement, le rayonnement. A chacun de nous de choisir !

 

A lire également à propos de la gestion des émotions : « Comment gérer notre colère ? »

Pour en savoir plus sur mon accompagnement thérapeutique qui vise l’harmonie dans les relations et la sérénité intérieure, lire sur ce site « Que peut-on attendre de la psychothérapie »« Comment se déroule la thérapie ? » et « Les témoignages ».

A télécharger gratuitement l’e-book « Découvrir son vécu intérieur ».

Hyperactivité

Hyperactif ? Soyez vigilant…

Si vous faites partie des gens qui sont sans cesse en train de faire quelque chose et mettent beaucoup d’application dans leurs diverses activités, il vous faut être vigilant. L’épuisement physique et psychique n’arrive pas qu’aux autres…

Le burn out est devenu assez fréquent puisqu’un cadre sur cinq est concerné.

On parle de plus en plus d’épuisement professionnel mais combinées à cela, les activités extra-professionnelles contribuent, elles aussi, à la fatigue et/ou au stress. Peut-être en ressentez-vous les signes ?

 

Vous mettez la barre haut

Laissez-moi imaginer votre emploi du temps : vous démarrez la journée à fond, le petit déjeuner des enfants, les déposer chez la nounou ou à l’école, foncer au bureau, avancer sur tous les dossiers en même temps en répondant aux mails tout en étant au téléphone ou en réunion et j’en passe, déjeuner au lance-pierre ou en discussion avec des collègues ou clients, rentrer le soir rapidement à la maison, et enchaîner alors les devoirs des enfants, le dîner, les bains, une histoire au lit, une lessive, un grand rangement, avant de vous écrouler dans le canapé devant la télé, épuisé(e).

femme sautant en hauteurLe week end arrive et le programme change. Supposons que vous restez chez vous, et que vous avez décidé de vous simplifier la vie en faisant vos courses sur Internet et en confiant une partie du travail ménager à une femme (ou homme) de ménage. A quoi occupez-vous ces deux jours « libres » ?

  • Faire un jogging ou une autre activité sportive,
  • conduire les enfants chez leurs copains,
  • préparer le déjeuner de famille,
  • courir au cinéma et enchaîner sur un resto avec vos amis,
  • faire les lessives,
  • faire un peu de shopping, etc.

Bref, vous n’arrêtez pas.

 

Si, deuxième option, vous allez dans votre maison de campagne, il se peut que votre week end soit tout aussi chargé car il y a toujours mille choses à faire dans le jardin, sans parler des confitures et autres conserves, des amis que vous avez invités et pour lesquels vous passez le dimanche matin à cuisiner, et puis il faut bien sûr ranger avant de partir…

Cela représente non seulement une montagne d’activités à assumer, mais aussi sans doute pas mal de stress, si vous mettez la barre haut, poussé par votre goût de la perfection et de la performance.

Ainsi, j’imagine, vous devez être hyper-investi(e) dans votre travail pour satisfaire vos critères de réussite, vous êtes aussi très attentif(ve) à la qualité de l’alimentation de la famille, soucieux(se) de maintenir la maison bien rangée, d’être parfaitement au courant de l’actualité politique et culturelle, etc., etc.

 

Un cortège d’effets secondaires

Si vous avez ce genre de vie, il ne serait pas étonnant qu’au bout de quelques années, vous ressentiez de la lassitude et une sensation récurrente de fatigue. Peut-être même une sensation de vide dans votre vie.

Certes, vous avez l’impression de maîtriser votre vie sur tous les plans, mais votre qualité de vie n’est pas à la hauteur des efforts que vous déployez.

En effet, la « course » permanente, la fatigue et le stress s’accompagnent d’un cortège d’effets secondaires :

  • vous vous impatientez après vos enfants et vous énervez à la moindre bêtise,
  • vous constatez que le temps passé avec votre conjoint(e) et vos enfants n’est pas de bonne qualité,
  • peut-être votre humeur se dégrade-t-elle, etc.

 

Plein de bonnes raisons de toujours courir

A moins d’avoir des capacités exceptionnelles, une telle manière de vivre peut mener non seulement à l’épuisement, mais aussi à la détérioration des relations familiales.

Cependant, même si vous en mesurez les dangers, sans doute vous sentez-vous bloqué(e) dans cette situation. Car vous avez d’excellentes raisons pour lesquelles vous mettez la barre aussi haut dans toutes les facettes de votre vie.

Laissez-moi imaginer ces bonnes raisons… Par exemple :

  • votre boss va vous mettre dehors si vous n’êtes pas au top,
  • l’avenir de vos enfants sera compromis s’ils ne réussissent pas brillamment à l’école,
  • votre mari (ou votre femme) risque de « regarder ailleurs » si vous ne gardez pas votre physique de mannequin…

 

Dans le jargon des psys, ces pensées sont appelées des croyances. Elles constituent pour vous des vérités absolues qui déterminent votre comportement. Pourtant, ce sont en réalité seulement des idées que vous avez dans la tête et auxquelles vous croyez.

 

Explorer l’origine de son comportement

Il est toutefois possible de prendre un peu de distance par rapport à ces croyances. Peu à peu, elles cessent d’être des vérités incontournables et un espace de liberté commence alors à émerger.

Vous voyez la réalité avec plus de lucidité et pouvez changer légèrement votre comportement (sans paniquer !).

Par exemple, vous allez vous rendre compte que votre boss est très satisfait de votre travail et que vous n’êtes plus obligé(e) de stresser autant et d’emporter du travail à la maison chaque week end.

Pour desserrer l’étau un peu plus, c’est-à-dire pour vous libérer davantage de cette obligation d’être sans cesse en activité et au top, il vous faut explorer l’origine de vos croyances.

Ainsi, vous devenez conscient(e) de la manière dont la vie vous a amené(e) à l’hyperactivité et au perfectionnisme, dont elle vous a façonné(e).

 

Regarder les nuages passer dans le ciel

Pour conquérir aujourd’hui la capacité de vous comporter autrement, pour ne plus être enfermé(e) dans l’automatisme de l’hyperactivité, votre « paysage intérieur » doit être transformé. Le travail thérapeutique a précisément cette faculté de dissoudre peu à peu les blocages profonds qui nous conditionnent.

Cette transformation se traduit par des changements concrets dans notre manière d’appréhender les situations et dans nos exigences vis-à-vis de nous-mêmes : nous pouvons alors nous comporter autrement.

Ainsi, nous prenons les choses moins à cœur, nous mettons la barre moins haut, nous sommes moins stressé(e), nous pouvons nous accorder des moments de repos et de détente sans culpabiliser… C’est un vrai changement de vie !

nuages avec rayons du soleil

Pour ma part, hyperactive pendant 50 ans avec un (mini) burn out en prime, je suis devenue capable de… regarder les nuages passer dans le ciel sans « rien faire » !

 

Pour en savoir plus sur mon accompagnement thérapeutique qui vise l’harmonie dans les relations et la sérénité intérieure, lire sur ce site « Que peut-on attendre de la psychothérapie »« Comment se déroule la thérapie ? » et « Les témoignages ».

A télécharger gratuitement l’e-book « Découvrir son vécu intérieur ».