Etiquette

psychothérapie

Rebirth

Prochain atelier de Rebirth : samedi 13 avril 2019

Pour bénéficier des puissants effets du Rebirth, je vous invite à participer à l’atelier que j’animerai à Boulogne (92) le samedi 13 avril de 16 h à 19 h.

Le Rebirth est un outil de transformation puissant, basé sur une technique de respiration simple. Il dissout en profondeur les blocages psycho-énergétiques, conduisant à un mieux-être durable.

Grâce au Rebirth, vous obtiendrez :

  • une détente très profonde,
  • la sensation d’être régénéré·e,
  • plus de vitalité et d’enthousiasme.

… et d’autres bienfaits que vous pourrez découvrir dans la page « Ateliers ».

Il n’est pas rare que les participant·e·s à mes ateliers revivent leur naissance. Cette expérience exceptionnelle détient un haut potentiel guérisseur.

Pour en savoir plus, lire l’article « Revivre sa naissance ».

Si vous souhaitez davantage d’informations sur le Rebirth, plusieurs articles s’y rapportant sont à votre disposition sur ce blog. (Cliquez ici pour accédez à tous les articles sur ce thème.)

Cet atelier offre une opportunité de découvrir le Rebirth dans un cadre sécurisé, en étant accompagné par une professionnelle experte de cette technique de psychothérapie. Vous partagerez cette expérience avec un petit groupe (maximum 6 personnes) dans une ambiance chaleureuse.

Si vous êtes déjà familier·e de ce merveilleux outil, je vous invite à profiter de cet atelier pour voyager à nouveau dans les profondeurs de votre être et dissoudre ce qui freine votre épanouissement.

Tarif pour un atelier : 40 euros

Pour vous inscrire, rendez-vous sur la page Ateliers.

A bientôt !

Thérapie

Offre découverte en avril et mai

Le moment est venu pour vous de démarrer votre thérapie ? Alors faites le pas en profitant de l’offre découverte durant les mois d’avril et mai…

De quoi s’agit-il exactement ? Vous bénéficiez des deux premières séances à 50 € chacune (au lieu de 70 €). Cela représente une économie de 40 €. Sans engagement de votre part.

Pour en profiter, il vous suffit de me contacter avant le 31 mai (les séances peuvent avoir lieu ensuite).

Ainsi vous démarrez votre thérapie à coût minime ; vous prendrez le temps de faire ma connaissance et d’estimer si ma manière de vous accompagner vous convient.

C’est le moment de vous jeter à l’eau… en toute sécurité !

Pour bénéficier de cette offre spéciale, contactez-moi

afin que nous fixions ensemble les dates de vos séances à votre convenance.

Offre valable jusqu’au 31 mai 2019 

Humeur

Choisir la paix

Les conflits ne sont pas inévitables. Chacun à notre niveau, nous sommes libres et nous avons le pouvoir ! Libres de faire la paix en nous-même, avec le pouvoir de transformer le monde, radicalement et en douceur…

A l’heure où les conflits sociaux se multiplient, où les médias jouent le rôle de caisse de résonnance et amplifient les échos de ces tensions, où d’aucuns se gargarisent des mots « lutte », « mobilisation générale », et autres termes relevant du vocabulaire guerrier, je vais m’inscrire à contre-pied en vous parlant aujourd’hui de paix…

Un double contre-pied en fait puisqu’au lieu de vous parler de la paix sociale, je vais mettre le focus sur la paix intérieure.

Car ce qui se déploie dans le monde extérieur est exclusivement le reflet de notre vie intérieure. De notre vie intérieure à nous tous.

Le monde serait ô combien agréable à vivre si nous faisions la paix à l’intérieur de nous-même ! En effet, même lorsque nos tensions intérieures, contrariétés, peurs et autres états d’âme négatifs ne s’expriment pas dans nos paroles et notre comportement (sous forme de brusqueries, disputes, rouspétances, inquiétudes, prises de pouvoir, et autres), elles sont parfaitement perceptibles à travers l’ambiance que nous dégageons. Et cela est vrai tant au plan individuel que collectivement.

Quand la paix est palpable…

Et inversement ! Lorsque nous sommes au contact d’une personne paisible, ou que nous pénétrons dans un endroit imprégné de paix, nous le ressentons aussitôt et… avons envie d’y rester ! Je suppose que cela vous parle et que vous avez en tête une telle personne ou un tel endroit.

Bien sûr, il y a la paix à laquelle on accède par la méditation, la prière, ou la contemplation de la nature. On parle de paix « transpersonnelle », c’est-à-dire au-delà de la personnalité, dans cet espace plus vaste qui dépasse l’égo. Un espace qui est d’ailleurs accessible aussi grâce aux états modifiés de conscience obtenus par des techniques de respiration telles que le Rebirth. Cette paix-là mérite un « p » majuscule !

Mais je vais plutôt évoquer ici la paix que nous pouvons cultiver dans la sphère de notre personnalité, au jour le jour.

Des disputes à l’intérieur de nous-même

Quand nous portons notre attention sur notre vie intérieure, nous nous rendons compte que des opinions diverses s’expriment à l’intérieur de nous. On parle parfois de « subpersonnalités ». Il s’agit de « parties de nous » qui ont, chacune, leur propre vision des choses, de ce qu’il convient que nous fassions ou ne fassions pas, qui ont, chacune, leurs propres sentiments, leurs échelles de valeur, leurs peurs spécifiques, etc. Comme des petites personnes à l’intérieur d’une même personne.

Or, ces subpersonnalités sont rarement d’accord entre elles et il en résulte parfois des disputes…

Il arrive même que ces bagarres soient tellement violentes que le paysage intérieur ressemble à un champ de bataille.

Les belligérants se détestent, se méprisent, rêvent de s’entretuer, passent leur temps à s’envoyer des projectiles sous la forme de petites phrases assassines par exemple.

Une ambiance intérieure difficile à vivre

J’illustre mon propos. Une personne que j’accompagne, appelons-là Tiphaine, sombre souvent dans un état dépressif qui la paralyse. Lors de son dernier épisode dépressif, Tiphaine a clairement entendu à l’intérieur d’elle la voix d’une subpersonnalité qui exigeait qu’elle sorte de cet état, qu’elle fasse ceci, cela, bref qu’elle bouge. Ce qui l’a frappée, c’est à quel point cette subpersonnalité détestait sa dépression et se montrait agressive (dans son discours) à l’égard de la partie d’elle déprimée. Une ambiance de violence intérieure qui lui rappelait l’atmosphère de sa famille dans son enfance. « C’est la guerre ! », a résumé Tiphaine.

Les désaccords intérieurs ne revêtent pas toujours une telle véhémence, heureusement. Mais on y trouve bien souvent des colorations assez déplaisantes, comme le mépris, la critique systématique, ou l’humiliation…

Ainsi, chez Julien (prénom fictif) – une autre personne que j’accompagne -, l’une des voix intérieures déplore qu’il puisse être si… inintéressant. Cette même subpersonnalité annonce, tel le couperet de l’échafaud qui tombe, que : « personne ne peut t’aimer et il ne faut pas que tu t’étonnes que ta vie amoureuse soit un grand désert… ». Vous en conviendrez, cela ne respire pas la bienveillance !

Devenir ambassadeurs de la paix

Quand nous parvenons, grâce à la thérapie, à identifier ces conflits intérieurs et à les pacifier, il se produit un changement radical au niveau du bien-être individuel. Mais ce qui me paraît tout aussi important, c’est que la qualité de vie des proches et de toutes les personnes que nous rencontrons en est positivement impactées. C’est la paix qui rayonne.

On pourrait, sans exagération, qualifier de « mini ambassadeurs de la paix » toutes ces personnes qui ont pacifié leur vie intérieure, même si, au départ, leur motivation était leur propre bien-être.

Et si notre société aspirait réellement à la paix, si elle accordait autant d’importance à la paix qu’à la santé par exemple, ne devrait-on pas imaginer un système équivalent à celui de la Sécurité Sociale, pour que chacun puisse dissoudre ses conflits intérieurs (comme on soigne ses blessures), bénéficier ainsi de la délicieuse ambiance intérieure de paix (comme on profite d’une bonne santé) et contribuer du même coup au bien-être collectif ?

Qu’en pensez-vous ? (Vous pouvez donner votre avis ci-dessous.)

 

 

Rebirth

Revivre sa naissance

Aussi surprenant que cela puisse paraître, revivre sa naissance est possible. C’est une expérience étonnante ! Un tel voyage dans notre mémoire inconsciente s’avère très bénéfique sur le plan psychologique. Même lorsque nous avons eu une naissance « normale ».

Le Rebirth porte bien son nom : cette technique psychothérapeutique permet en effet de revivre sa naissance1. C’est ce qui est arrivé au fondateur du Rebirth, Léonard Orr, lorsqu’il a expérimenté un mode de respiration particulier dans sa baignoire !

Cela se passait dans les années 70 aux Etats-Unis. Et depuis plus de 50 ans, d’innombrables personnes ont revécu leur naissance grâce à ce mode de respiration (pratiquée dans l’eau mais aussi et surtout à sec).

C’est ce que constatent les thérapeutes utilisant cette technique, au premier rang desquels le célèbre psychiatre Stanislav Grof, fondateur de la Respiration Holotropique (technique proche du Rebirth) : « Au nombre des expériences les plus fréquentes survenant au cours d’états de conscience holotropiques2 d’origines diverses3 [notamment le Rebirth] figurent des épisodes de régression psychologique jusqu’à la naissance, pendant lesquels

l’individu revit, avec une intensité extraordinaire, toutes les émotions, les sensations physiques, les postures du corps et autres aspects de ce processus. »

 

La naissance : le traumatisme le plus grave de notre existence

Vous vous demandez peut-être comment il est possible qu’un simple exercice de respiration permette de revivre sa naissance. Pour comprendre comment agit le Rebirth, je vous invite à lire l’article « Le souffle qui libère » publié sur ce blog. J’y rappelle que l’énergie apportée par le souffle au cours d’une séance de Rebirth fait remonter des contenus inconscients de la psyché et dissout les blocages psycho-énergétiques qui résultent des traumas.

Or, la naissance constitue un traumatisme considérable qui a des incidences psychiques importantes sur toute notre vie. Léonard Orr souligne : « Même si nous eûmes des parents et un environnement merveilleux, la naissance et l’enfance paraissent être des périodes traumatisantes pour les êtres humains ».

Stanislav Grof précise :

« La naissance biologique est le traumatisme le plus grave de notre existence et un événement d’une importance primordiale sur le plan psychospirituel. »

 

Stress émotionnel et douleurs physiques

Sans rentrer dans tous les détails du processus de naissance, il suffit d’évoquer la phase où le fœtus, encore dans l’utérus, est comprimé par les contractions. La sensation de compression, d’écrasement, est douloureuse. Enfermé, ne pouvant échapper à ces douleurs, le fœtus ne sait évidemment pas combien de temps cette situation va durer et il peut avoir l’impression qu’elle ne finira jamais. C’est une phase de la naissance auxquels sont reliés des sentiments de solitude, d’impuissance, de désespoir et d’absurdité de la vie (pas d’issue).

La phase suivante de la naissance n’est pas davantage une partie de plaisir… Le fœtus engagé dans le canal de naissance est toujours soumis à la pression écrasante des contractions, et en plus de cette souffrance physique, le manque d’oxygène lui donne l’impression de s’étouffer.

Bref, la naissance, même si elle se passe « bien », représente une véritable épreuve pour le futur bébé.

« La quantité de stress émotionnel et de douleurs physiques liée à la naissance surpasse, à l’évidence, tous les traumatismes postnatals de la petite enfance et de l’enfance (…), sauf peut-être les mauvais traitements physiques », constate Stanislav Grof.

 

Des souvenirs gravés dans notre inconscient

Même si nous pensons n’avoir pas le moindre souvenir de notre naissance, tous ses détails sont mémorisés au plan inconscient. « (Le traumatisme de la naissance) est inscrit dans notre mémoire dans les moindres détails, jusqu’au niveau cellulaire, et son impact sur notre développement psychologique est considérable », explique encore le psychiatre.

Le Rebirth permet d’accéder à cette mémoire, comme nous l’avons évoqué plus haut. Lorsque nous revivons notre naissance, ces souvenirs gravés en nous remontent à notre conscience et nous découvrons alors à quel point nous sommes marqués par la manière dont se sont déroulées non seulement notre naissance, mais aussi notre vie intra-utérine et notre conception.

Nos croyances, nos comportements automatiques puisent leurs racines dans ces époques-clés de notre existence.

Cela est vrai en cas de naissance « normale » comme en cas de circonstances particulières : enfant né prématuré, césarienne, accouchement déclenché, cordon autour du cou, jumeaux, sexe de l’enfant non désiré, grossesse non désirée, avortement ou fausse couche avant la grossesse, etc.

Par exemple, une personne dont la naissance n’a pas été désirée par ses parents peut avoir tendance à se sentir rejetée, à ne pas trouver sa place. Alors qu’une personne née par césarienne pourra se sentir impuissante, dépendante de l’aide des autres. Ces deux exemples illustrent la multitude des incidences de notre naissance sur notre vie ultérieure, et leur puissant impact.

 

Se libérer du traumatisme

Stanislas Grof a aussi établi des connections entre le déroulement de la naissance et certains troubles émotionnels, psychosomatiques, et psychopathologiques ; il évoque notamment les phobies, angoisses et dépressions.

Certes la naissance n’est pas seule en cause : le vécu post natal va, lui aussi, être déterminant4.

Cette précision apportée, on comprend tout de même l’importance cruciale que jouent les circonstances de notre naissance sur notre « paysage » psychologique. Libérer, grâce au Rebirth, les traumatismes liés à cet épisode-clé de notre vie apporte un changement radical dans notre psyché qui se traduit par davantage de mieux-être.

 

 

  1. Le mot anglais « re-birth » signifie « re-naissance ».
  2. Le terme « holotropique » signifie littéralement « orienté vers la totalité ». Pour en savoir plus, lire l’article « Le souffle qui libère ».
  3. Ces états de conscience modifiée peuvent être provoqués par la respiration (Respiration Holotropique ou Rebirth), par des pratiques chamaniques, par la consommation de substances psychotropes, etc.
  4. « La manifestation – et la forme – de ces troubles émotionnels et psychosomatiques dépend de l’influence amplificatrice des événements traumatisants de l’histoire post-natale, ou, inversement de l’effet atténuateur de divers facteurs biographiques favorables. » Stanislav Grof
Thérapie

Témoignage : Libre de danser sa vie

Je suis heureuse de vous présenter le témoignage de Flaviana* que j’ai eu le bonheur d’accompagner dans son parcours thérapeutique sur 15 séances entre septembre 2016 et juin 2017. Confrontée au départ à une difficulté psychologique handicapante, Flaviana a acquis l’aptitude de traverser son existence sereinement. Danseuse et chorégraphe de 33 ans, elle dessine désormais les mouvements de sa vie en conscience…

 

« J’ai commencé le travail thérapeutique avec Anne après un moment de fortes anxiétés et paniques que j’avais vécues lors de mes vacances d’été. Il y avait beaucoup de peur et de conflit à l’intérieur de moi et je n’arrivais pas à trouver le calme, j’étais souvent énervée ou agitée ou triste.

Je cherchais quelqu’un qui pouvait m’aider avec des méthodes douces et surtout avec qui j’allais travailler pour rééquilibrer l’harmonie entre le corps, la conscience et la partie plus spirituelle de moi.

À chaque séance, après une discussion initiale, Anne m’invitait à aller plus en profondeur dans un des aspects qui me donnaient de la souffrance et on cherchait, ensemble, à résoudre certaines situations émotionnelles qui étaient restées souvent bloquées dans leur processus.

Avec Anne, son écoute, son ouverture et sa douceur, j’ai pu avec patience dépasser certains mécanismes d’oppression qui revenaient à chaque fois identiques à eux-mêmes, et desquels je n’arrivais pas à me libérer. J’ai appris à me connaitre plus en profondeur grâce au fait que j’ai commencé à m’observer.

La première leçon de ce parcours thérapeutique est de ressentir ce que se passe quand il y a une émotion et de l’accueillir sans jugement, puis d’essayer de voir d’où elle vient, mais sans vouloir l’analyser. C’est une compréhension « maternelle » et sans critique, sans rechercher à culpabiliser quelqu’un et surtout pas soi-même ! Cette approche m’a appris l’importance de prendre soin de soi et cela m’a rendue beaucoup plus consciente et attentive, et m’a aidée à débloquer et dissoudre certains traumatismes avec beaucoup de douceur.

Après un an de séances assidues je me sens plus forte, confiante et rassurée qu’il y a toujours beaucoup de solutions à tout ce qu’on appelle « problèmes », mais qui ne sont que des étapes de notre évolution, et qu’il faut juste savoir se connaitre pour les dépasser et pour trouver le bonheur et la joie. Ces sont nos peurs, nos résistances et nos limites qui ne nous permettent pas d’avancer et de vivre la vie de façon plus fluide.

Je ne cache pas que c’est un parcours qui peut être parfois difficile, ou douloureux, mais qui m’a permise de vraiment reprendre ma vie en main et de ne plus me sentir victime des situations, ou des autres. Et surtout de devenir autonome et thérapeute de moi-même ! »

* prénom fictif

Rebirth

Le souffle qui libère

Comment est-il possible de se sentir mieux simplement en respirant ? Pourquoi les séances de Rebirth (respiration en conscience) apportent-elles un mieux-être psychologique évident ? Voici quelques explications pour comprendre le mécanisme de la transformation suscitée par le Rebirth.

En complément des articles La puissance du Rebirth et Trois questions sur le Rebirth publiés sur ce blog et que je vous conseille de lire auparavant, je vous propose ici d’aller plus loin dans la découverte de la respiration en conscience et de son « fonctionnement ».

Nous allons donner la parole aux fondateurs des deux principales techniques thérapeutiques (occidentales) basées sur la respiration en conscience : à savoir Léonard Orr pour le Rebirth, et Stanislav Grof pour la Respiration holotropique (qu’il définit lui-même une « combinaison de respiration consciente, de musiques évocatrices et de travail corporel focalisé »).

 

Etat de conscience différent

Le terme « holotropique » qui signifie littéralement « orienté vers la totalité » mérite qu’on s’y arrête un instant car il est très significatif de ce qu’apporte le travail thérapeutique avec la respiration : « Le mot lui-même suggère que dans notre état de conscience quotidien, nous nous identifions seulement à une petite fraction de ce que nous sommes en réalité. Dans les états holotropiques, nous pouvons transcender les limites étroites de notre corps-égo, et récupérer notre pleine identité », explique Stanislav Grof.

La respiration, en fait, est utilisée depuis des temps immémoriaux dans de nombreuses traditions, à des fins spirituelles et thérapeutiques. Aujourd’hui en Occident, certaines de ces pratiques nous sont accessibles, comme les exercices respiratoires du yoga, appelé pranayama, qui induisent – vous en avez peut-être fait l’expérience, un état de conscience non ordinaire où règne une paix profonde, une sensation d’espace et de légèreté…

 

Dissoudre les blocages psycho-énergétiques

Dans le domaine de la psychothérapie, la respiration est un allié puissant pour dissoudre les causes de notre mal-être. Mais comment cela fonctionne-t-il ? Quel rapport peut-il bien y avoir entre la respiration et la disparition d’un inconfort psychologique ?!

Tout se passe au niveau énergétique. Notre vécu est mémorisé dans nos corps énergétiques sous forme de blocages psycho-énergétiques qui empêchent une circulation fluide de l’énergie. Ce sont ces blocages qui causent notre mal-être. Or la respiration en conscience dissout ces blocages.

 

Excellente méthode anti-stress

Tout mon travail d’accompagnement vise précisément à restaurer cette fluidité de la circulation énergétique. Lorsque l’énergie circule librement, le bien-être est immédiat : nous ressentons alors une sensation de paix, sécurité, amour, joie…

Nous ressentons aussi une profonde détente. Le stress s’est envolé comme par enchantement ! Les personnes que j’accompagne me disent souvent à l’issue d’un Rebirth qu’elles ont l’impression d’avoir laissé sur le matelas leurs tensions et le fardeau qu’elle portait en débutant la séance.

« Le résultat habituel d’une séance de respiration holotropique consiste en une libération émotionnelle et une relaxation physique profonde.

« Après une séance réussie et bien intégrée, de nombreuses personnes témoignent qu’elles se sentent plus détendues qu’elles ne l’ont jamais été au cours de leur existence. », note Stanislav Grof .

Excellente méthode anti stress !*

 

La guérison de l’inconscient

Comment cela se passe-t-il ?

Leonard Orr et Stanislav Grof soulignent que les blocages psychologiques vont de paire avec une respiration restreinte.

« Chaque expérience négative que nous vivons dans notre corps peut restreindre notre capacité respiratoire », explique Leonard Orr.

En amplifiant la respiration, on libère les blocages, comme l’a démontré Stanislav Grof : « Maintes fois, nous avons pu confirmer les observations de Wilhelm Reich, pour qui les résistances et les défenses psychologiques étaient associées à une restriction respiratoire. La respiration est une fonction autonome, mais elle peut aussi être influencée par la volonté. Une augmentation délibérée de la fréquence respiratoire conduit habituellement à un relâchement des défenses psychologiques, mène à la libération, et favorise l’émergence de matériaux inconscients (et supraconscients). »

Nous arrivons au point clé pour comprendre le mécanisme de la « guérison » psychologique. Comme nous l’avons vu plus haut, nos traumatismes (petits et grands !) sont mémorisés dans notre inconscient sous forme de blocages psycho-émotionnels. Ils se traduisent par des manifestations émotionnelles, des comportements automatiques, des croyances, etc. Sous l’effet de la respiration, l’énergie/conscience retenue dans ces blocages se manifeste sous diverses formes.

Stanislav Grof parle d’un « courant d’expériences ». Des épisodes de vie, parfois traumatiques, peuvent émerger, l’expérience vécue lors de la vie intra-utérine, de la naissance ou de la période post-natale peuvent faire surface, ou bien encore des expériences transpersonnelles c’est-à-dire qui dépasse la dimension personnelle (connexion avec le Tout, voyage cosmique, etc.).

 

Tous les aspects de la psyché sont concernés

De manière concise, Stanislav Grof explique : “L’objectif principal de la thérapie holotropique [Rebirth et Respiration Holotropique] est d’encourager l’activité de l’inconscient, (…) et apporter à la conscience les mémoires de traumatismes réprimés et oubliés. Dans ce processus, l’énergie concentrée en symptômes émotionnels et psychosomatiques est libérée, déchargée, et les symptômes se convertissent en un courant d’expériences. Le contenu de ces expériences peut provenir de n’importe quel niveau de la psyché – biographique, périnatal, ou transpersonnel. »

Ainsi advient une transformation psycho-énergétique profonde et libératrice…

 

 

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou à poser vos questions en bas de cette page.

 

Les citations figurant dans cet article sont extraites des livres suivants :

  • Leonard Orr et Konrad Halbig, Rebirth, l’art de la respiration consciente.
  • Stanislav Grof, Pour une psychologie du futur
  • Stanislav Grof, Les nouvelles dimensions de la conscience
  • Stanislav Grof, Quand l’impossible arrive

 

* Lire également à ce propos l’article A la source de la détente 

Art d'être

A la source de la détente

Pour éviter d’accumuler des tensions, ne suffirait-il pas de remplacer les combats intérieurs permanents par une attitude diamétralement opposée à nos comportements habituels, à savoir par l’acceptation de nos imperfections et de l’inconfort ? Une méthode anti stress révolutionnaire !

La lutte contre le stress et la relaxation sont devenues des préoccupations omniprésentes. Je vous propose de mettre le focus ici sur une facette de cette problématique, à travers une approche assez différente de celles que l’on rencontre généralement.

csm_rencontres-danse-aerienne_1761c7a02eAu quotidien, notre corps emmagasine des tensions, se raidit et devient même parfois douloureux, au niveau des épaules ou du dos en particulier. Même si nous consacrons 2 heures par jour au yoga ou à la danse (aérienne par exemple !), même si nous nous offrons régulièrement un massage, la détente et le soulagement ainsi obtenus ne sont que partiels ou temporaires. Tant que la cause des tensions reste présente, elle les restaure inéluctablement.

 

Réaction automatique face à la contrariété

Qu’est-ce qui nous empêche de rester détendu ? Et en élargissant un peu la perspective : qu’est-ce qui nous empêche d’aborder les événements de notre vie de manière légère et sereine ? Voici deux questions qui me semblent essentielles et que je vous invite à méditer…

Pour apporter un élément de réponse, je vais d’abord partager avec vous un petit événement de ma vie qui risque de vous paraître sans rapport apparent… Du moins au premier abord…

Quand je me lève le matin après une nuit trop courte, j’ai constaté que ce manque de sommeil devient un sujet obsédant pour moi. Si je laisse mon esprit incontrôlé, c’est-à-dire en pilotage automatique, mes pensées se focalisent sur cette préoccupation : « zut, je vais être fatiguée aujourd’hui, cette journée va être ratée, je vais avoir l’esprit embrumé pendant mes séances alors que je devrais être hyper réactive, je déteste ne pas avoir les idées claires, et puis je ne vais pas pouvoir me coucher de bonne heure ce soir et cela va être encore pire demain, etc., etc. ».

 

Choisir l’attitude opposée : j’accepte

sommeilCe genre de pensée va émerger à tout moment de la journée, et m’envahir si je n’y prête garde. Et en fin de compte la journée sera effectivement mauvaise, mais cela résultera davantage de ces pensées négatives que du manque de sommeil ! Car il y a d’une part la réalité – le manque de sommeil -, d’autre part l’interprétation que mon esprit colle sur cette réalité – à savoir que c’est très ennuyeux et préoccupant.

Imaginons que, face à cette situation, j’adopte une attitude intérieure diamétralement opposée : au lieu de pester contre cette cause d’inconfort indéniable, de refuser qu’il en soit ainsi, supposons que je l’accepte : « Assurément je n’ai pas assez dormi. Bon ! Je vais probablement ne pas être très en forme et je ne vais pas donner le meilleur de moi-même en séance ; c’est comme ça aujourd’hui ; je vais faire avec ; ce n’est pas la fin du monde… »

 

L’ambiance intérieure devient positive

Le résultat de ce changement d’attitude est spectaculaire. D’abord, la situation apparaît beaucoup moins grave, et la préoccupation disparaît instantanément puisque j’ai décidé de « faire avec », d’accepter que la journée ne va pas être au top. Ensuite les pensées relatives à ce sujet ne sont plus obsédantes, car j’ai décidé de ne pas accorder d’importance à ce soi-disant « problème », j’ai lâché l’attachement à ce problème. Et de facto l’inconfort est bien moindre, le parfum intérieur durant cette journée devenant même tout à fait positif.

Et il peut même s’avérer que cet état a priori défavorable ait des « avantages secondaires ». Par exemple, si une personne, en séance ce jour-là, me parle de ses insomnies et du malaise qu’elle ressent en conséquence, je serais parfaitement à même de la comprendre et de l’accompagner avec une douceur qui sera appropriée à la fois à son état et au mien !!!

 

Le corps, reflet de notre attitude

A travers cet exemple, j’espère avoir fait comprendre que ce n’est pas la réalité qui est la plus dérangeante mais la perception que nous en avons, ainsi que la non acceptation de cette réalité.

Nous nous battons à longueur de journée contre tout et n’importe quoi, et surtout contre nous-même ! Nous estimons que nous ne sommes pas assez performant(e) au travail, pas assez gentil(le), pas assez beau/belle, pas une mère ou un père assez disponible, pas assez ceci et trop cela ; nous estimons que les gens qui nous entourent ne sont pas comme nous voudrions qu’ils soient, et que la vie ne nous donne pas ce qui nous semble indispensable pour être heureux, etc. Bref, beaucoup de sujets de contrariété !

Le refus de la réalité telle qu’elle est, l’adjonction d’une opinion négative sur ce qui se présente à nous, causent un raidissement intérieur, une fermeture, une contraction, tant aux niveaux psychologique que corporel.

Si vous observez finement votre corps, vous pourrez percevoir ce phénomène de contraction. Or, la contraction c’est… l’inverse de la détente !

 

Accueil et acceptation : la révolution pacifique

k_kung-fu-uniform-white_20160204023653Au cours du processus thérapeutique, nous apprenons à accueillir les choses telles qu’elles sont, y compris nos imperfections. C’est un véritable apprentissage ou plutôt un contre-apprentissage car nous avons derrière nous des années de pilotage automatique ; un mode de fonctionnement qui nous a conduit à nous battre sans cesse, à nous raidir sans cesse « contre ».

Il s’agit d’apprendre à être non pas « contre », mais « avec ».

Notez bien que l’invitation n’est pas d’être « pour ». Pour une journée démarrée dans la fatigue, pour des enfants insupportables ou pour un embouteillage… ! Pas « pour », mais « avec ». Etre « avec », aller « avec », faire « avec » ce qui se présente à cet instant.

Accueil et acceptation : deux mots révolutionnaires, qui ne signifient pas pour autant passivité, loin s’en faut ! Accueil, acceptation, deux mots qui sont aussi synonymes de confiance – confiance en soi et dans la vie.

Nous sommes alors dans une attitude intérieure qui ne génère aucune tension. Mais au contraire de la détente et de la paix.

Honte

Oser tout dire pour dissiper la honte

Certains souvenirs honteux agissent comme des piqures d’abeille. Mais nous pouvons aisément nous libérer de cette douleur.

Nous avons tous vécu des moments dont le souvenir nous submerge de honte. La honte suscitée par le jugement d’une autre personne ou par notre propre critique intérieur, la honte de ce que nous avons fait ou… de ce que nous n’avons pas fait, la honte de ce que nous avons dit ou omis de dire, la honte de ce que nous avons vu et n’aurions pas dû voir, etc.

piqure dabeilleCes souvenirs sont la plupart du temps tout à fait anodins mais ils agissent comme des piqures d’abeille ; quand ils remontent à la surface de notre conscience, une douleur vive nous envahit et nous « neutralise » un instant, jusqu’à ce que ces images retournent dans les profondeurs.

 

Bien choisir notre confident

Le temps qui passe ne dissout pas ces souvenirs qui, au contraire, semblent gagner en intensité douloureuse… Pourtant le baume est à portée de main ! Il suffit d’en parler pour ressentir un soulagement immédiat. A condition d’aborder ce sujet délicat dans des circonstances appropriées bien sûr.

se taire - doigt sur boucheSi nous racontons un tel souvenir honteux à une personne étroite d’esprit, en posture de jugement, a fortiori malveillante, nous allons être victime d’un effet boumerang : à la douleur accrue de la honte, va sans doute s’ajouter la colère à l’égard de la personne qui a mal accueilli nos confidences. Il vaut mieux se taire alors !

En revanche, il en est tout autrement si nous racontons l’épisode douloureux à une personne bienveillante, qui accueille avec compréhension les événements que nous décrivons et ne nous juge pas. Compréhension et non-jugement sont, il est vrai, des qualités assez rares. D’où l’intérêt d’un thérapeute qui offre un espace où tout peut être dit et tout est accueilli avec bienveillance.

 

Le souvenir cesse de nous oppresser

L’expression a cela de magique qu’elle guérit.

Quand nous racontons ainsi un tel épisode douloureux, deux mécanismes se mettent en route. D’abord nous prenons du recul, l’événement perd de sa gravité, il cesse alors de nous oppresser. La dédramatisation est instantanée ! Car le secret n’est plus un secret. L’énergie figée par le non-dit se remet à circuler.

En parallèle, nous percevons l’événement et les circonstances qui l’ont accompagné avec plus de lucidité et une compréhension s’installe. Ainsi, non seulement cette histoire n’est pas si grave mais en outre, il devient assez logique que nous ayons (ou n’ayons pas) fait ou dit une telle chose.

Quel soulagement !

 

Un soulagement bien mérité

SpringreitenC’est ce formidable cadeau que s’offrent les personnes soutenues par un proche ou accompagnées par un thérapeute qui les écoute avec bienveillance et amour, et en l’absence totale de jugement. Un cadeau bien mérité car elles ont dû franchir un obstacle non négligeable… : les événements honteux ne sont-ils pas les derniers dont nous avons envie de parler ?!!!

 

Auteure : Anne Lautier

 

La photo d’ouverture représente une sculpture d’Adèle Vergé : http://www.sculpteuse.com

 

Estime de soi

Rétablir l’estime de soi

A l’intérieur de nous, une petite voix nous critique à longueur de journée et nous sommes persuadés qu’elle a raison ! Comment rétablir l’estime de nous-même ?

Vous avez sans doute remarqué qu’à l’intérieur de vous, des pensées émergent à longueur de journée et parmi elles, de très très nombreuses critiques à votre égard. Une petite voix murmure des reproches dans votre tête. Beaucoup d’entre nous l’entendons nous répéter que nous sommes « nuls » et que nous ne sommes « pas à la hauteur ».

Cette petite voix est celle d’une partie de notre personnalité (une sub-personnalité) appelée « le Critique intérieur », dont la mission est de… nous critiquer ! Son job étant, comme son nom l’indique, ni plus ni moins, de critiquer, la panoplie de ses critiques est infinie et peu importe ce que nous faisons et comment nous sommes, il n’est jamais satisfait et nous le fait savoir !

 

Notre apparence physique est l’objet de nombreuses critiques

Nos Critiques intérieurs sont particulièrement virulents au sujet de notre apparence physique. Ils critiquent par exemple notre poids : nous sommes presque toujours trop gros ou trop maigre ; ça ne va jamais. Si nous avons atteint le poids estimé idéal, notre Critique nous assène d’un ton affligé : « de toute façon, tu ne vas pas rester à ce poids, tu n’es pas persévérant… ».

defilé modeSi vous croisez dans la rue une femme dotée d’une silhouette de mannequin, n’allez pas imaginer qu’elle soit satisfaite de son apparence. Son Critique intérieur lui murmure d’un ton méprisant des remarques telles que : « Avec la peau que tu as, quel homme voudrait de toi ? » ou bien : « ça sert à quoi d’être mince si ton corps est flasque, c’est répugnant, tu devrais faire plus de sport », ou encore : « en mangeant si mal, tu mets ta santé en péril, c’est malin… ».

Et si cette femme améliore sa peau, muscle son corps et mange équilibré, son Critique intérieur ne la laisse pas en paix pour autant. Il trouve autre chose qui ne va pas car c’est sa mission de critiquer et il est très doué pour cela. Très entraîné aussi, avec toutes ces années d’expérience ! Lorsqu’au cours d’une séance, une personne en cours de thérapie se glisse dans la peau de son Critique intérieur et parle en son nom, la créativité et l’intelligence dont fait preuve cette sub-personnalité sont toujours fascinants…

 

Nous ne sommes jamais comme il faut

je-suis-nulNos Critiques intérieurs sont attentifs et présents dans tous les aspects de nos vies, et notamment aussi dans notre vie professionnelle. Si vous travaillez beaucoup, il vous le reprochera : « tu devrais travailler moins, tu vas t’épuiser ; comment peux-tu être aussi irresponsable et inconscient des conséquences de ton comportement ? ». Vous décidez de travailler moins et il vous le reprochera aussi : « ton laisser-aller est affligeant. Si tu ne t’investis pas plus, tu vas être flanqué dehors et tu l’auras bien cherché ».

Inspiré par les remarques faites par nos parents lorsque nous étions enfants, notre Critique intérieur ne manque pas une occasion de nous reprendre dans le même sens, en nous assommant de qualificatifs désobligeants : « égoïste », « méchant », « pas intéressant », « autoritaire »… Son ton est cassant et son opinion catégorique.

 

Notre estime de nous est sapée

Nous sommes convaincus inconsciemment que toutes ces critiques intérieures sont parfaitement justifiées puisqu’elles reprennent les reproches faits par papa et maman. Puisqu’elles sont le reflet des valeurs enseignées par nos parents, par exemple qu’il faut être sérieux, gentil, intéressant, et belle pour une femme. Pure vérité, n’est-ce pas ?!

Donc, nous croyons cette voix intérieure, nous ne la remettons pas du tout en question. Qui plus est, nous nous identifions à elle : nous nous approprions ses critiques et les reprenons à notre compte : « JE SUIS moche, trop gros, pas sérieux… », « JE SUIS nul, je ne suis jamais à la hauteur, je n’y arriverai jamais… ». Autrement dit, parce qu’une telle opinion s’est exprimée à l’intérieur de nous avec tant de vigueur, nous considérons qu’elle est vraie et la faisons nôtre.

Résultat désastreux : notre estime de nous est sapée. Nous sommes si persuadés que nous sommes nuls que nous nous abstenons d’entreprendre des choses que nous sommes parfaitement capables de réaliser.

 

Comment réduire l’emprise du Critique intérieur

oie volantIl est salutaire d’être conscient de la présence de ce Critique intérieur et de s’en désidentifier, c’est-à-dire de l’entendre parler à l’intérieur de nous, tout en sachant que c’est seulement lui qui s’exprime et que nous ne sommes pas lui. C’est la première étape du travail. Avoir une vision générale de ce qui se passe en nous et prendre un peu de distance par rapport à cet aspect de nous qu’est notre Critique intérieur.

Même s’il nous empoisonne la vie, il mérite notre bienveillance car cette sub-personnalité constitue en fait un système de protection bien utile. Notre Critique intérieur veille sans cesse à ce que nous ne fassions pas de bêtises qui pourraient nous mettre dans une situation difficile à vivre et douloureuse pour nous. Toute son énergie est en action pour nous protéger de nos peurs (peurs de manquer d’amour ou de reconnaissance, de se retrouver seul, de mourir, etc.).

Lorsque le Critique intérieur se sent écouté et compris, il peut se détendre et devient moins virulent. Je vous invite donc à faire l’exercice qui consiste à demander à votre Critique intérieur son opinion sur vous. Une fois que vous ressentez la présence de cette subpersonnalité en vous, vous établissez le contact avec elle, vous lui posez des questions précises, vous l’écoutez attentivement et notez ce dialogue au fur et à mesure. Vous allez voir, c’est une expérience palpitante !

L’étape suivante consiste à rassurer votre Critique intérieur en « gérant » les peurs qui l’activent et in fine en dissolvant ces peurs. C’est un travail plus en profondeur qui peut nécessiter un accompagnement.

 

 Auteure : Anne Lautier

 

A lire à ce sujet, l’excellent livre de Hal et Sidra Stone, les inventeurs du Voice Dialogue (dialogue des subpersonnalités) : « Le critique intérieur », paru chez Warina Editions.

Art d'être

Le bonheur en toutes circonstances ?

Des désagréments ponctuent nos journées, nos rêves ne se réalisent pas toujours, la vie nous chahute souvent. Comment, dans ce contexte, parvenir à être heureux ? Comment cesser d’être victime des circonstances ?

 

Le plus souvent, nous cherchons à améliorer notre qualité de vie en agissant sur les circonstances extérieures et sur le comportement des autres à notre égard. Je vous propose ici d’aborder les choses sous un autre angle en examinant la manière dont nous réagissons face aux multiples incidents quotidiens.

A travers un exemple, nous allons décortiquer, étape par étape, le processus de nos réactions et découvrir ainsi un formidable levier pour transformer notre vie au quotidien.

 

Notre perception des circonstances est toute relative

Mes voisins sont partis en vacances et durant cette semaine, j’ai savouré chaque instant de silence. Quand ils sont revenus, les cris des enfants et les claquements des portes m’ont semblé plus difficiles à supporter que d’habitude…

Les cris n’étaient pourtant ni plus puissants, ni plus fréquents mais ils semblaient soudain tonitruants. C’est ma perception de la réalité qui avait changé, car la référence qu’elle utilisait – c’est-à-dire la période de silence – avait évolué. Imaginons que pendant cette semaine d’absence, mes voisins aient prêté leur appartement à une famille non pas de 2 mais de 8 enfants se disputant à longueur de journée. J’aurais sûrement trouvé que le retour de mes voisins habituels apportait du calme. La perception, on l’aura compris, est relative…

Une fois les cris entendus, tout va dépendre ensuite de la manière dont j’appréhende la réalité. C’est-à-dire du qualificatif que je lui attribue : agréable ou désagréable. On rentre alors dans la totale subjectivité. Ainsi, si je ne supporte pas le silence absolu, je vais apprécier ces échos de vie qui traversent les murs ; si par contre j’ai toujours vécu dans une maison silencieuse en pleine campagne, ces bruits vont à l’inverse me paraître envahissants et me déranger.

 

Nous jugeons instantanément

A cette « catégorisation » « j’aime » / « je n’aime pas », s’ajoute alors le jugement. Notre mental entre en scène à ce stade et il choisit de coller sur les circonstances présentes l’étiquette « bien » ou « mal ». Notre mental a une opinion sur tout, et sur le bruit des voisins en particulier… C’est là que les choses se corsent !

Pour décider ce qu’il pense de la situation, il va puiser dans un stock de références personnelles (qui intègrent des données familiales, sociales…), qui sont pour l’essentiel des souvenirs. Dans ce stock, il va trouver des événements et circonstances plus ou moins similaires qui vont lui fournir les informations dont il a besoin pour définir son jugement face à la réalité du moment. Tout cela se passe instantanément et nous n’en sommes pas conscients en général.

 

Emportés par le flot de nos réactions

Voici quelques exemples pour illustrer ce mécanisme. Si j’ai en mémoire des scènes où mes parents pestaient car les voisins faisaient du bruit (et tapaient sur le plafond !!!), je vais juger les séquences bruyantes de mes voisins de la même manière qu’eux. A l’inverse, si j’ai grandi dans une famille où les décibels ne dérangeaient personne, mon esprit va estimer que le bruit de mes voisins est une situation tout à fait normale.

Le problème à ce stade est double. D’abord, nous sommes ignorants du caractère complètement arbitraire de notre opinion sur la situation. Pas question de remettre cela en question : « nous avons toujours raison, n’est-ce pas ?!!! ».

vagues mer agitée en BretagneEnsuite et surtout, le jugement que nous avons ainsi adopté va entraîner une réaction, sous la forme d’émotions, puis d’actions. Le mécanisme est automatique et si nous n’en sommes pas conscients, nous n’avons plus aucune liberté. Nous sommes littéralement emportés dans le flot de nos réactions. Si le jugement est « il est intolérable que les voisins fassent du bruit », je vous laisse imaginer les scénarios qui vont s’ensuivre !

 

Libres de vivre autrement les situations

Il est fabuleux de comprendre comment ces mécanismes se construisent à l’intérieur de nous. Bien sûr parce que ce faisant, nous dévoilons les racines de nos émotions et de nos comportements. Mais surtout parce qu’en devenant conscients, nous devenons libres. Libres de vivre autrement les situations que la vie met sur leur chemin.

Dès lors que nous avons conscience de la manière :

  • dont nous percevons une situation particulière,
  • dont nous la catégorisons,
  • dont nous la jugeons sur la base de nos données de référence,
  • dont nous y réagissons en ressentant des émotions et en agissant,

clefs-breloque-pendentif-grosse-cle-co-1001965-dsc06637-c81e0_bigdès lors que ce processus devient limpide, la transformation devient possible ; elle est même radicale ! Nous pouvons « agir » au niveau des différents maillons de cette chaîne qui cessent alors de fonctionner comme un engrenage. Des choix différents s’offrent à nous. Des choix qui apportent toujours plus de paix et de bonheur. En faisant un tel travail, nous gagnons des clés inestimables pour le bonheur !