Etiquette

gestion des émotions

Rebirth

Prochain atelier de Rebirth : samedi 15 décembre

Pour bénéficier des puissants effets du Rebirth, je vous invite à participer à l’atelier que j’animerai à Boulogne (92) le samedi 15 décembre de 16 h à 19 h.

Le Rebirth est un outil de transformation puissant, basé sur une technique de respiration simple. Il dissout en profondeur les blocages psycho-énergétiques, conduisant à un mieux-être durable.

Grâce au Rebirth, vous obtiendrez :

  • une détente très profonde,
  • la sensation d’être régénéré·e,
  • plus de vitalité et d’enthousiasme.

… et d’autres bienfaits que vous pourrez découvrir dans la page « Ateliers ».

Il n’est pas rare que les participant·e·s à mes ateliers revivent leur naissance. Cette expérience exceptionnelle détient un haut potentiel guérisseur.

Pour en savoir plus, lire l’article « Revivre sa naissance ».

Si vous souhaitez davantage d’informations sur le Rebirth, plusieurs articles s’y rapportant sont à votre disposition sur ce blog. (Cliquez ici pour accédez à tous les articles sur ce thème.)

Cet atelier offre une opportunité de découvrir le Rebirth dans un cadre sécurisé, en étant accompagné par une professionnelle experte de cette technique de psychothérapie. Vous partagerez cette expérience avec un petit groupe (maximum 6 personnes) dans une ambiance chaleureuse.

Si vous êtes déjà familier·e de ce merveilleux outil, je vous invite à profiter de cet atelier pour voyager à nouveau dans les profondeurs de votre être et dissoudre ce qui freine votre épanouissement.

Tarif pour un atelier : 40 euros

Pour vous inscrire, rendez-vous sur la page Ateliers.

A bientôt !

Thérapie

Témoignage : Libre de danser sa vie

Je suis heureuse de vous présenter le témoignage de Flaviana* que j’ai eu le bonheur d’accompagner dans son parcours thérapeutique sur 15 séances entre septembre 2016 et juin 2017. Confrontée au départ à une difficulté psychologique handicapante, Flaviana a acquis l’aptitude de traverser son existence sereinement. Danseuse et chorégraphe de 33 ans, elle dessine désormais les mouvements de sa vie en conscience…

 

« J’ai commencé le travail thérapeutique avec Anne après un moment de fortes anxiétés et paniques que j’avais vécues lors de mes vacances d’été. Il y avait beaucoup de peur et de conflit à l’intérieur de moi et je n’arrivais pas à trouver le calme, j’étais souvent énervée ou agitée ou triste.

Je cherchais quelqu’un qui pouvait m’aider avec des méthodes douces et surtout avec qui j’allais travailler pour rééquilibrer l’harmonie entre le corps, la conscience et la partie plus spirituelle de moi.

À chaque séance, après une discussion initiale, Anne m’invitait à aller plus en profondeur dans un des aspects qui me donnaient de la souffrance et on cherchait, ensemble, à résoudre certaines situations émotionnelles qui étaient restées souvent bloquées dans leur processus.

Avec Anne, son écoute, son ouverture et sa douceur, j’ai pu avec patience dépasser certains mécanismes d’oppression qui revenaient à chaque fois identiques à eux-mêmes, et desquels je n’arrivais pas à me libérer. J’ai appris à me connaitre plus en profondeur grâce au fait que j’ai commencé à m’observer.

La première leçon de ce parcours thérapeutique est de ressentir ce que se passe quand il y a une émotion et de l’accueillir sans jugement, puis d’essayer de voir d’où elle vient, mais sans vouloir l’analyser. C’est une compréhension « maternelle » et sans critique, sans rechercher à culpabiliser quelqu’un et surtout pas soi-même ! Cette approche m’a appris l’importance de prendre soin de soi et cela m’a rendue beaucoup plus consciente et attentive, et m’a aidée à débloquer et dissoudre certains traumatismes avec beaucoup de douceur.

Après un an de séances assidues je me sens plus forte, confiante et rassurée qu’il y a toujours beaucoup de solutions à tout ce qu’on appelle « problèmes », mais qui ne sont que des étapes de notre évolution, et qu’il faut juste savoir se connaitre pour les dépasser et pour trouver le bonheur et la joie. Ces sont nos peurs, nos résistances et nos limites qui ne nous permettent pas d’avancer et de vivre la vie de façon plus fluide.

Je ne cache pas que c’est un parcours qui peut être parfois difficile, ou douloureux, mais qui m’a permise de vraiment reprendre ma vie en main et de ne plus me sentir victime des situations, ou des autres. Et surtout de devenir autonome et thérapeute de moi-même ! »

* prénom fictif

Rebirth

Le souffle qui libère

Comment est-il possible de se sentir mieux simplement en respirant ? Pourquoi les séances de Rebirth (respiration en conscience) apportent-elles un mieux-être psychologique évident ? Voici quelques explications pour comprendre le mécanisme de la transformation suscitée par le Rebirth.

En complément des articles La puissance du Rebirth et Trois questions sur le Rebirth publiés sur ce blog et que je vous conseille de lire auparavant, je vous propose ici d’aller plus loin dans la découverte de la respiration en conscience et de son « fonctionnement ».

Nous allons donner la parole aux fondateurs des deux principales techniques thérapeutiques (occidentales) basées sur la respiration en conscience : à savoir Léonard Orr pour le Rebirth, et Stanislav Grof pour la Respiration holotropique (qu’il définit lui-même une « combinaison de respiration consciente, de musiques évocatrices et de travail corporel focalisé »).

 

Etat de conscience différent

Le terme « holotropique » qui signifie littéralement « orienté vers la totalité » mérite qu’on s’y arrête un instant car il est très significatif de ce qu’apporte le travail thérapeutique avec la respiration : « Le mot lui-même suggère que dans notre état de conscience quotidien, nous nous identifions seulement à une petite fraction de ce que nous sommes en réalité. Dans les états holotropiques, nous pouvons transcender les limites étroites de notre corps-égo, et récupérer notre pleine identité », explique Stanislav Grof.

La respiration, en fait, est utilisée depuis des temps immémoriaux dans de nombreuses traditions, à des fins spirituelles et thérapeutiques. Aujourd’hui en Occident, certaines de ces pratiques nous sont accessibles, comme les exercices respiratoires du yoga, appelé pranayama, qui induisent – vous en avez peut-être fait l’expérience, un état de conscience non ordinaire où règne une paix profonde, une sensation d’espace et de légèreté…

 

Dissoudre les blocages psycho-énergétiques

Dans le domaine de la psychothérapie, la respiration est un allié puissant pour dissoudre les causes de notre mal-être. Mais comment cela fonctionne-t-il ? Quel rapport peut-il bien y avoir entre la respiration et la disparition d’un inconfort psychologique ?!

Tout se passe au niveau énergétique. Notre vécu est mémorisé dans nos corps énergétiques sous forme de blocages psycho-énergétiques qui empêchent une circulation fluide de l’énergie. Ce sont ces blocages qui causent notre mal-être. Or la respiration en conscience dissout ces blocages.

 

Excellente méthode anti-stress

Tout mon travail d’accompagnement vise précisément à restaurer cette fluidité de la circulation énergétique. Lorsque l’énergie circule librement, le bien-être est immédiat : nous ressentons alors une sensation de paix, sécurité, amour, joie…

Nous ressentons aussi une profonde détente. Le stress s’est envolé comme par enchantement ! Les personnes que j’accompagne me disent souvent à l’issue d’un Rebirth qu’elles ont l’impression d’avoir laissé sur le matelas leurs tensions et le fardeau qu’elle portait en débutant la séance.

« Le résultat habituel d’une séance de respiration holotropique consiste en une libération émotionnelle et une relaxation physique profonde.

« Après une séance réussie et bien intégrée, de nombreuses personnes témoignent qu’elles se sentent plus détendues qu’elles ne l’ont jamais été au cours de leur existence. », note Stanislav Grof .

Excellente méthode anti stress !*

 

La guérison de l’inconscient

Comment cela se passe-t-il ?

Leonard Orr et Stanislav Grof soulignent que les blocages psychologiques vont de paire avec une respiration restreinte.

« Chaque expérience négative que nous vivons dans notre corps peut restreindre notre capacité respiratoire », explique Leonard Orr.

En amplifiant la respiration, on libère les blocages, comme l’a démontré Stanislav Grof : « Maintes fois, nous avons pu confirmer les observations de Wilhelm Reich, pour qui les résistances et les défenses psychologiques étaient associées à une restriction respiratoire. La respiration est une fonction autonome, mais elle peut aussi être influencée par la volonté. Une augmentation délibérée de la fréquence respiratoire conduit habituellement à un relâchement des défenses psychologiques, mène à la libération, et favorise l’émergence de matériaux inconscients (et supraconscients). »

Nous arrivons au point clé pour comprendre le mécanisme de la « guérison » psychologique. Comme nous l’avons vu plus haut, nos traumatismes (petits et grands !) sont mémorisés dans notre inconscient sous forme de blocages psycho-émotionnels. Ils se traduisent par des manifestations émotionnelles, des comportements automatiques, des croyances, etc. Sous l’effet de la respiration, l’énergie/conscience retenue dans ces blocages se manifeste sous diverses formes.

Stanislav Grof parle d’un « courant d’expériences ». Des épisodes de vie, parfois traumatiques, peuvent émerger, l’expérience vécue lors de la vie intra-utérine, de la naissance ou de la période post-natale peuvent faire surface, ou bien encore des expériences transpersonnelles c’est-à-dire qui dépasse la dimension personnelle (connexion avec le Tout, voyage cosmique, etc.).

 

Tous les aspects de la psyché sont concernés

De manière concise, Stanislav Grof explique : “L’objectif principal de la thérapie holotropique [Rebirth et Respiration Holotropique] est d’encourager l’activité de l’inconscient, (…) et apporter à la conscience les mémoires de traumatismes réprimés et oubliés. Dans ce processus, l’énergie concentrée en symptômes émotionnels et psychosomatiques est libérée, déchargée, et les symptômes se convertissent en un courant d’expériences. Le contenu de ces expériences peut provenir de n’importe quel niveau de la psyché – biographique, périnatal, ou transpersonnel. »

Ainsi advient une transformation psycho-énergétique profonde et libératrice…

 

 

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou à poser vos questions en bas de cette page.

 

Les citations figurant dans cet article sont extraites des livres suivants :

  • Leonard Orr et Konrad Halbig, Rebirth, l’art de la respiration consciente.
  • Stanislav Grof, Pour une psychologie du futur
  • Stanislav Grof, Les nouvelles dimensions de la conscience
  • Stanislav Grof, Quand l’impossible arrive

 

* Lire également à ce propos l’article A la source de la détente 

Honte

Oser tout dire pour dissiper la honte

Certains souvenirs honteux agissent comme des piqures d’abeille. Mais nous pouvons aisément nous libérer de cette douleur.

Nous avons tous vécu des moments dont le souvenir nous submerge de honte. La honte suscitée par le jugement d’une autre personne ou par notre propre critique intérieur, la honte de ce que nous avons fait ou… de ce que nous n’avons pas fait, la honte de ce que nous avons dit ou omis de dire, la honte de ce que nous avons vu et n’aurions pas dû voir, etc.

piqure dabeilleCes souvenirs sont la plupart du temps tout à fait anodins mais ils agissent comme des piqures d’abeille ; quand ils remontent à la surface de notre conscience, une douleur vive nous envahit et nous « neutralise » un instant, jusqu’à ce que ces images retournent dans les profondeurs.

 

Bien choisir notre confident

Le temps qui passe ne dissout pas ces souvenirs qui, au contraire, semblent gagner en intensité douloureuse… Pourtant le baume est à portée de main ! Il suffit d’en parler pour ressentir un soulagement immédiat. A condition d’aborder ce sujet délicat dans des circonstances appropriées bien sûr.

se taire - doigt sur boucheSi nous racontons un tel souvenir honteux à une personne étroite d’esprit, en posture de jugement, a fortiori malveillante, nous allons être victime d’un effet boumerang : à la douleur accrue de la honte, va sans doute s’ajouter la colère à l’égard de la personne qui a mal accueilli nos confidences. Il vaut mieux se taire alors !

En revanche, il en est tout autrement si nous racontons l’épisode douloureux à une personne bienveillante, qui accueille avec compréhension les événements que nous décrivons et ne nous juge pas. Compréhension et non-jugement sont, il est vrai, des qualités assez rares. D’où l’intérêt d’un thérapeute qui offre un espace où tout peut être dit et tout est accueilli avec bienveillance.

 

Le souvenir cesse de nous oppresser

L’expression a cela de magique qu’elle guérit.

Quand nous racontons ainsi un tel épisode douloureux, deux mécanismes se mettent en route. D’abord nous prenons du recul, l’événement perd de sa gravité, il cesse alors de nous oppresser. La dédramatisation est instantanée ! Car le secret n’est plus un secret. L’énergie figée par le non-dit se remet à circuler.

En parallèle, nous percevons l’événement et les circonstances qui l’ont accompagné avec plus de lucidité et une compréhension s’installe. Ainsi, non seulement cette histoire n’est pas si grave mais en outre, il devient assez logique que nous ayons (ou n’ayons pas) fait ou dit une telle chose.

Quel soulagement !

 

Un soulagement bien mérité

SpringreitenC’est ce formidable cadeau que s’offrent les personnes soutenues par un proche ou accompagnées par un thérapeute qui les écoute avec bienveillance et amour, et en l’absence totale de jugement. Un cadeau bien mérité car elles ont dû franchir un obstacle non négligeable… : les événements honteux ne sont-ils pas les derniers dont nous avons envie de parler ?!!!

 

Auteure : Anne Lautier

 

La photo d’ouverture représente une sculpture d’Adèle Vergé : http://www.sculpteuse.com

 

Art d'être

Témoignage : dépasser la peur de la solitude

Voici le témoignage que m’a transmis en février une personne que j’accompagne en thérapie. Amélie (nom fictif), étudiante de 24 ans, m’a autorisée à diffuser ce texte sur mon blog. Vos commentaires sont les bienvenus. Vous pouvez les poster en bas de cette page.

« Depuis peu, je suis arrivée dans une nouvelle ville, une nouvelle école … J’ai laissé derrière moi ma précédente vie pour en créer une nouvelle. Mais depuis le début de l’année, j’avais du mal à m’intégrer dans la classe. Je voulais absolument être reconnue aux yeux des autres filles de la classe et je souhaitais vraiment devenir une des leurs. Il y avait beaucoup d’attentes chez moi, et puis j’ai pris conscience que cela raisonnait avec des situations passées que je revivais. En trame de fond je sentais la peur. Elle a grandi au fil des mois, devenant presque palpable. La spontanéité disparaissait de mes mots à mon grand regret lorsque j’étais à l’école. J’ai essayé divers stratagèmes pour m’intégrer mais plus j’insistais, moins ça marchait. 

« Il y a quelques semaines, pendant un coup de fil, je parlais du fait que je me sentais seule à Lyon et puis j’ai vu ma peur en face. Oui j’ai peur d’être seule à Lyon. J’ai pris conscience que c’était elle qui me poussait à faire toutes ces choses à l’école. J’ai regardé ma peur dans les yeux et, avec empathie, j’ai laissé les émotions sortir comme elles avaient envie de le faire, sans pourtant m’y attacher ou les juger, comme nous nous étions entraînées à faire en séance.

enfants ronde dessinéeFinalement j’ai passé le reste de mon week end seule et lorsque je suis rentrée en classe le lundi, toutes mes attentes étaient parties. J’étais beaucoup plus spontanée et authentique, sans chercher obligatoirement à m’intégrer. Résultat, je me sens aujourd’hui beaucoup plus intégrée dans la classe, sans avoir rien « fait » de particulier pour m’y intégrer. »

 

Ce témoignage se suffit à lui-même. Et pourtant je ne résiste pas à l’envie d’y ajouter un bref commentaire ! En effet, le vécu d’Amélie me réjouit profondément. Bien sûr, parce qu’elle se sent mieux désormais – n’est-ce pas le but de la thérapie ?! Mais ce n’est pas la seule raison. Son témoignage démontre qu’elle maîtrise une manière de vivre qui lui permet de faire face aux difficultés qu’elle rencontre. Or, c’est précisément cela que je vise in fine lorsque j’accompagne une personne : mon objectif est qu’elle devienne autonome, qu’elle acquiert un « art d’être » qui lui permette de « s’offrir le bonheur » quelles que soient les circonstances extérieures et intérieures.

Comme l’illustre magnifiquement l’expérience d’Amélie, cet art d’être consiste à devenir conscient de son vécu intérieur* et à s’accompagner soi-même, comme si l’on était son propre thérapeute. C’est parfaitement possible, certaines personnes, comme Amélie, vivent ainsi et atteignent un degré de paix et de bonheur qu’elles n’auraient jamais imaginé auparavant.

 

* Voir à ce propos mon e-book intitulé « Découvrir son vécu intérieur », disponible gratuitement sur ce site.

Art d'être

2016, une année dans la fluidité…

En 2016, je vous souhaite beaucoup de fluidité en cultivant la merveilleuse sagesse qu’est l’acceptation.

Vous souhaiter « une année fluide » est un vœu un peu inhabituel, j’en conviens, mais il est synonyme de bonheur.

En effet, la fluidité permet de traverser la vie telle une rivière qui coule paisiblement, puis glisse entre les rochers, rebondit sur les obstacles et poursuit son chemin tranquille. Une manière d’être extrêmement confortable !

Cette attitude si tentante résulte de l’acceptation des événements que nous rencontrons au quotidien. Evidemment, il est aisé d’accepter les épisodes agréables : lorsque notre compagnon (compagne) nous invite à passer un weekend au bord de la mer pour notre anniversaire ou que notre boss nous propose la promotion dont nous rêvions !

Pas de difficulté non plus à nous accepter nous-même lorsque règne à l’intérieur de nous la sérénité ou la joie !

 

L’acceptation : un défi inaccessible ?

En revanche, face à des événements déplaisants, il en est autrement… Avouons que, face à une panne de voiture au moment de partir le matin ou à une grippe carabinée la veille de notre départ en vacances, ou à une tâche sur notre plus belle chemise… notre première réaction est rarement d’emblée l’acceptation !

homme_voiture_panne - copieNous pestons, nous nous révoltons contre l’adversité : accès de colère, plaintes, amertume, parfois même désespoir… L’ambiance intérieure devient assez agitée ! Ces émotions peuvent nous perturber plusieurs heures et gâchent l’atmosphère de nos relations avec les autres.

De même lorsque nous sommes confronté(e) à des phénomènes intérieurs déplaisants. Accepter notre tristesse, notre dépression, notre colère et parfois notre haine, notre jalousie, accepter la voix intérieure qui nous critique si souvent…, tout cela ne relève-t-il pas de la gageure ?!

 

Accepter ou résister

Et pourtant, l’acceptation est une clé du bonheur ! Mais que signifie au juste ce terme ? L’acceptation consiste à réagir face à une situation par le simple constat : « voici les choses telles qu’elles sont ; bon ! ». Autrement dit, « on fait avec » !

Nous ne nions pas ce qui se passe. Et nous ne résistons pas. « Résister » : que veut dire ce terme qui est parfois utilisé par les psycho-praticiens ? C’est une attitude de refus de la réalité. Par exemple : « Non mais ce n’est pas possible tout de même qu’elle tombe en panne maintenant… », « C’est malin, si tu ne m’avais pas poussé à mettre ma plus belle chemise ce soir, on n’en serait pas là », « C’est inacceptable que je sois si jaloux »…

 

L’acceptation apporte de la détente

diagnostiquer-une-panne-auto-pour-les-nuls-en-mecanoQue se passe-t-il a contrario lorsque nous acceptons la situation ? La perspective change radicalement. La voiture est en panne. Le fait est là. Comme nous ne sommes pas envahi par la contrariété, nous nous projetons déjà dans l’étape suivante : « Et maintenant, qu’est-ce que je fais avec ma voiture en panne ? »*. Nous gagnons en efficacité.

Les réactions émotionnelles du type colère ou désespoir n’apparaissent pas, ou bien – et c’est le cas le plus fréquent – elles émergent mais se dissolvent rapidement car nous ne les entretenons pas, nous ne nous y accrochons pas. L’attitude la mieux adaptée face à ces remous émotionnels est aussi l’acceptation : « Ah, la colère monte ! OK. C’est complètement normal. Ca va passer ». Si nous l’accueillons sans nous y attacher, la colère passe effectivement très vite.

Dans cette acceptation, il y a beaucoup de détente, parfois même de l’humour ! La vie devient plus agréable et facile car les difficultés, les obstacles prennent une proportion bien moindre. En d’autres termes, on dédramatise.

 

En harmonie avec la vie telle qu’elle est

L’acceptation est en fait une attitude parfaitement cohérente avec la nature même de la réalité qui est le changement. Il est illusoire de croire que nous pouvons rencontrer sans cesse des événements positifs, que tout peut être, en permanence, confortable, aisé et agréable. Les objets tombent en panne et nous tombons malades, c’est dans la nature des choses. Nous avons souvent tendance à oublier ces évidences !

penduleAccepter, c’est aussi vivre en harmonie avec la nature duelle de la réalité qui est faite de polarités. S’il y a réussite, il y a aussi échec (et j’ai raté le bus !) ; s’il y a perfection, il y a aussi imperfection (et une tâche sur ma chemise !)…

En 2016, je vous souhaite donc beaucoup de bonheur et de fluidité en cultivant cette merveilleuse sagesse qu’est l’acceptation. Excellente année !

 

Pour l’anecdote, j’ai choisi ce thème pour mes vœux car j’ai commencé l’année avec… une panne de réfrigérateur et un souci informatique. Ma capacité d’acceptation a été mise à l’épreuve !!!

 

 

 

 

* Il y a parfois des malentendus sur la signification du terme « acceptation » qui est confondue avec la résignation. Accepter donne au contraire énormément de puissance (et de lucidité) pour se mettre en action (de façon appropriée).

Relations

A l’école des fêtes familiales

Une suggestion pour cette fin d’année : profitez des réunions familiales pour mieux vous connaître et désamorcer l’engrenage de vos réactions.

Les fêtes de fin d’année approchent, avec la perspective des réunions familiales pour la plupart d’entre nous. Cette période de l’année est bien souvent l’occasion de nous immerger à nouveau dans l’univers dans lequel nous avons grandi.

Une expérience plus ou moins agréable selon que nous nous retrouvons plongés dans le doux cocon familial avec la tendresse et la complicité de nos proches, ou bien dans une atmosphère parfois lourde et même tendue… Ou bien dans un peu des deux selon les moments.

 

Un trésor d’informations à engranger

Si vous êtes dans le premier cas de figure, je vous invite à vous en réjouir car vous faites partie des heureux privilégiés auxquels les relations familiales offrent un havre de paix et de ressourcement.

Si vous êtes dans le second cas de figure, je vous invite à vous en réjouir aussi ! En effet, ces réunions familiales, même inconfortables, constituent une formidable opportunité de progrès vers votre bien-être psychologique. Je m’explique.

Ce qui fait la difficulté des relations familiales est en même temps leur atout pour votre développement personnel. A savoir : immanquablement, « elles appuient là où ça fait mal » !

Les remarques qui mettent en vous le feu aux poudres, les comportements qui vous exaspèrent, les petites critiques qui vous donnent envie de vous enfuir, les sous-entendus qui empoisonnent l’ambiance… Les causes d’inconfort ne manquent pas généralement… Et si vous en profitez pour observer tous ces petits épisodes ainsi que votre manière d’y réagir, vous allez engranger un trésor d’informations sur votre paysage psychique.

 

Développez la double attention

Notez bien d’abord les éléments déclencheurs. Les paroles, actions, attitudes de vos proches qui touchent vos points sensibles, déclenchant en vous une activation. Qu’est-ce qui vous dérange, vous blesse, vous énerve, vous amène à vous refermer sur vous-même, à avoir envie de fuir, bouder, attaquer, ou vous plier en quatre pour que tout aille bien, etc. ? Notez bien aussi votre manière de réagir à ces circonstances : vous découvrez alors votre mode de fonctionnement habituel, celui qui prévaut lorsque vous êtes en pilotage automatique !

visage coupé en deux partiesEntraînez-vous ainsi à observer à la fois le film qui se déroule autour de vous et ce qui en découle simultanément à l’intérieur de vous. On parle de « double attention ». Vous êtes dans l’action, dans le film, et en même temps vous êtes conscient de ce que vous ressentez et pensez en votre for intérieur.

Par exemple, « il s’est mis à parler de telle chose et cela déclenche en moi une forte agitation qui ne cesse de croître ; maintenant j’ai juste envie d’allumer la télé pour qu’il se taise (ou de lui clouer le bec par une remarque cinglante) ! »

 

Un soulagement immédiat

En devenant le témoin de cet engrenage, le simple fait d’être conscient(e) en temps réel de ce que vous vivez intérieurement dans telle scène du film va entraîner un changement. Peut-être allez-vous constater que votre réaction automatique est désamorcée et que vous pouvez laisser passer l’épisode sans avoir besoin de réagir.

shutterstock72880777-13Cette attitude consciente va peut-être même suffire à réduire votre inconfort initial : tel comportement qui vous exaspérait se révèle finalement supportable. Dit autrement, le simple fait d’être conscient(e) peut désamorcer tout ou partie de l’engrenage « élément déclencheur – activation d’un point sensible – réaction automatique ». Ce qui apporte un soulagement et un mieux-être immédiats.

Pour être tout à fait claire, je ne vous promets pas qu’en devenant ainsi conscient(e), vous allez, du jour au lendemain, vivre l’harmonie totale dans vos relations familiales. En revanche, ce que je puis vous assurer c’est qu’en pratiquant ainsi cette attitude consciente, vous allez observer de nets changements… Je vous invite donc à expérimenter. Et tenez-moi au courant* !

Bonnes fêtes !

 

* Vous pouvez laisser un commentaire au-dessous de cet article.

Pour en savoir plus, lire l’ebook « Découvrir son vécu intérieur ».

Pour en savoir plus sur mon accompagnement thérapeutique qui vise l’harmonie dans les relations et la sérénité intérieure, lire sur ce site « Que peut-on attendre de la psychothérapie »« Comment se déroule la thérapie ? » et « Les témoignages ».

Emotions

Libre face à la peur

Quelle attitude adopter quand nous sommes confrontés à des événements suscitant la peur, tels que les attentats de Paris du 13 novembre 2015 ?

 

Face aux événements quels qu’ils soient, nous avons la liberté de choisir non seulement nos opinions, mais aussi nos réactions émotionnelles. En d’autres termes, au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, nous pouvions céder toute la place à la peur, ou bien prendre la responsabilité de l’effervescence émotionnelle à l’intérieur de nous et la gérer, pour retrouver au plus vite un état d’équilibre et de paix.

 

Fascinés par nos émotions

Comme les autres émotions que sont la colère ou la tristesse, la peur exerce une sorte de fascination sur nous. Il paraît que les Français, plus que d’autres peuples, adorent leurs émotions ! Les émotions donnent du piment à la vie, certes, mais elles deviennent handicapantes dès lors que nous ne les maîtrisons pas.

Pensez à la colère : c’est une belle énergie, très utile pour nous défendre face à une tentative d’abus de pouvoir, pour sortir de l’impuissance. Mais quand elle nous emporte, elle ne fait que des dégâts, à nous-mêmes et aux autres. Alors que convoquée au moment opportun, utilisée à bon escient et pleinement maîtrisée, elle devient l’instrument d’une puissance saine.

 

Sommes-nous en danger ?Grotte-de-Lascaux-3_reference

Même chose pour la peur. Il s’agit d’une saine réaction instinctive face au danger. Nous n’aurions pas survécu depuis des temps immémoriaux sans elle. Et en cela, vive la peur ! Aujourd’hui, nous ne vivons plus dans des grottes, entourés de bêtes sauvages féroces, mais d’autres dangers nous guettent ou, plus exactement, semblent nous guetter. Sommes-nous réellement en danger ?

Face aux tragiques événements récents, nous pouvons prendre appui sur nos facultés mentales et nous interroger sur la véracité de la menace pour chacun d’entre nous ou pour nos proches ou pour notre pays tout entier. Peut-être alors arriverons-nous à la conclusion que le sentiment d’être menacé par d’éventuels attentats (plus que par les risques habituels de la vie : maladie grave, accident…) est quelque peu une illusion d’optique.

Cela pourrait évidemment nous aider à ne pas céder à la panique. Mais en supposant que nous arrivions à la conclusion inverse, à savoir qu’un grave danger nous menace, nous sommes alors encore libres de céder ou non à la peur.

 

Quand la peur prend le pouvoir

Car, si nous n’y prêtons garde, la peur prend le pouvoir sur nous, et nous dicte notre vie. Elle rétrécit notre champ des possibles. On ne s’aventure pas hors d’un domaine où l’on se sent en sécurité. Qu’il s’agisse de notre sécurité face à des agressions extérieures, comme dans le cas du risque d’attentat, ou de nous protéger contre les blessures psychologiques dans le cas de la peur du rejet ou de l’abandon dans la relation par exemple. Le mécanisme est le même. La peur se traduit par une fermeture énergétique ; en d’autres termes, nous sommes bloqués de l’intérieur, incapables de saisir les opportunités que nous offre la vie.

Ce mécanisme est parfois inconscient, mais pas toujours et nous sommes alors capables de discerner la peur « derrière » nos inhibitions. Par exemple, « je ne suis pas à l’aise quand je prends la parole en public car j’ai peur du jugement des autres », puis-je entendre dans mon cabinet.

 

Les avantages de la peuralpinisme

La peur présente des avantages autres que celui d’être une forme de protection. Cette émotion peut parfois même être excitante comme dans les films d’horreur ou les sports extrêmes, ou encore les fêtes foraines.

La peur, comme une autre émotion d’ailleurs, ne nous donne-t-elle pas aussi le sentiment d’exister ? Par exemple, les affirmations « j’ai le vertige » ou « j’ai peur des araignées » ou encore « j’ai peur d’être rejeté par les femmes » définissent la personne, font partie de son identité. Tout en l’enfermant dans une prison. Impossible d’emprunter cette route de montagne ; plutôt rester seul que de courir le risque d’être abandonné… L’attitude qui consiste à se retrancher derrière la peur pour ne pas faire telle ou telle chose est un choix.

 

Choisir entre la peur et l’amour

Rien ne nous oblige à demeurer esclaves de nos peurs. Car, comme tous nos composants psychiques, la peur cristallisée au fond de nous peut être transformée. Lorsqu’elle pointe son nez à l’intérieur de nous, émanant de nos profondeurs, il faut apprendre à la reconnaître, avoir le courage de lui faire face et l’accompagner dans sa dissolution. Il ne faut pas avoir peur de la peur ! Elle ne demande qu’à lâcher…

Et puis nous sommes responsables de la place que nous accordons aux stimulants de la peur, notamment ceux véhiculés par les médias (les images traumatisantes, les témoignages des personnes qui elles-mêmes ont peur).

En bref, ne pas céder le pouvoir à la peur, c’est être responsable de soi-même, responsable de son jardin intérieur. Ne pas céder le pouvoir à la peur, c’est laisser la place libre pour l’Amour. La peur est synonyme de fermeture, repli sur soi, méfiance, froideur, immobilisme, contraction, stress. Tandis que l’Amour va avec l’ouverture, la confiance, la chaleur, le mouvement, le rayonnement. A chacun de nous de choisir !

 

A lire également à propos de la gestion des émotions : « Comment gérer notre colère ? »

Pour en savoir plus sur mon accompagnement thérapeutique qui vise l’harmonie dans les relations et la sérénité intérieure, lire sur ce site « Que peut-on attendre de la psychothérapie »« Comment se déroule la thérapie ? » et « Les témoignages ».

A télécharger gratuitement l’e-book « Découvrir son vécu intérieur ».