Etiquette

être conscient

Humeur

Choisir la paix

Les conflits ne sont pas inévitables. Chacun à notre niveau, nous sommes libres et nous avons le pouvoir ! Libres de faire la paix en nous-même, avec le pouvoir de transformer le monde, radicalement et en douceur…

A l’heure où les conflits sociaux se multiplient, où les médias jouent le rôle de caisse de résonnance et amplifient les échos de ces tensions, où d’aucuns se gargarisent des mots « lutte », « mobilisation générale », et autres termes relevant du vocabulaire guerrier, je vais m’inscrire à contre-pied en vous parlant aujourd’hui de paix…

Un double contre-pied en fait puisqu’au lieu de vous parler de la paix sociale, je vais mettre le focus sur la paix intérieure.

Car ce qui se déploie dans le monde extérieur est exclusivement le reflet de notre vie intérieure. De notre vie intérieure à nous tous.

Le monde serait ô combien agréable à vivre si nous faisions la paix à l’intérieur de nous-même ! En effet, même lorsque nos tensions intérieures, contrariétés, peurs et autres états d’âme négatifs ne s’expriment pas dans nos paroles et notre comportement (sous forme de brusqueries, disputes, rouspétances, inquiétudes, prises de pouvoir, et autres), elles sont parfaitement perceptibles à travers l’ambiance que nous dégageons. Et cela est vrai tant au plan individuel que collectivement.

Quand la paix est palpable…

Et inversement ! Lorsque nous sommes au contact d’une personne paisible, ou que nous pénétrons dans un endroit imprégné de paix, nous le ressentons aussitôt et… avons envie d’y rester ! Je suppose que cela vous parle et que vous avez en tête une telle personne ou un tel endroit.

Bien sûr, il y a la paix à laquelle on accède par la méditation, la prière, ou la contemplation de la nature. On parle de paix « transpersonnelle », c’est-à-dire au-delà de la personnalité, dans cet espace plus vaste qui dépasse l’égo. Un espace qui est d’ailleurs accessible aussi grâce aux états modifiés de conscience obtenus par des techniques de respiration telles que le Rebirth. Cette paix-là mérite un « p » majuscule !

Mais je vais plutôt évoquer ici la paix que nous pouvons cultiver dans la sphère de notre personnalité, au jour le jour.

Des disputes à l’intérieur de nous-même

Quand nous portons notre attention sur notre vie intérieure, nous nous rendons compte que des opinions diverses s’expriment à l’intérieur de nous. On parle parfois de « subpersonnalités ». Il s’agit de « parties de nous » qui ont, chacune, leur propre vision des choses, de ce qu’il convient que nous fassions ou ne fassions pas, qui ont, chacune, leurs propres sentiments, leurs échelles de valeur, leurs peurs spécifiques, etc. Comme des petites personnes à l’intérieur d’une même personne.

Or, ces subpersonnalités sont rarement d’accord entre elles et il en résulte parfois des disputes…

Il arrive même que ces bagarres soient tellement violentes que le paysage intérieur ressemble à un champ de bataille.

Les belligérants se détestent, se méprisent, rêvent de s’entretuer, passent leur temps à s’envoyer des projectiles sous la forme de petites phrases assassines par exemple.

Une ambiance intérieure difficile à vivre

J’illustre mon propos. Une personne que j’accompagne, appelons-là Tiphaine, sombre souvent dans un état dépressif qui la paralyse. Lors de son dernier épisode dépressif, Tiphaine a clairement entendu à l’intérieur d’elle la voix d’une subpersonnalité qui exigeait qu’elle sorte de cet état, qu’elle fasse ceci, cela, bref qu’elle bouge. Ce qui l’a frappée, c’est à quel point cette subpersonnalité détestait sa dépression et se montrait agressive (dans son discours) à l’égard de la partie d’elle déprimée. Une ambiance de violence intérieure qui lui rappelait l’atmosphère de sa famille dans son enfance. « C’est la guerre ! », a résumé Tiphaine.

Les désaccords intérieurs ne revêtent pas toujours une telle véhémence, heureusement. Mais on y trouve bien souvent des colorations assez déplaisantes, comme le mépris, la critique systématique, ou l’humiliation…

Ainsi, chez Julien (prénom fictif) – une autre personne que j’accompagne -, l’une des voix intérieures déplore qu’il puisse être si… inintéressant. Cette même subpersonnalité annonce, tel le couperet de l’échafaud qui tombe, que : « personne ne peut t’aimer et il ne faut pas que tu t’étonnes que ta vie amoureuse soit un grand désert… ». Vous en conviendrez, cela ne respire pas la bienveillance !

Devenir ambassadeurs de la paix

Quand nous parvenons, grâce à la thérapie, à identifier ces conflits intérieurs et à les pacifier, il se produit un changement radical au niveau du bien-être individuel. Mais ce qui me paraît tout aussi important, c’est que la qualité de vie des proches et de toutes les personnes que nous rencontrons en est positivement impactées. C’est la paix qui rayonne.

On pourrait, sans exagération, qualifier de « mini ambassadeurs de la paix » toutes ces personnes qui ont pacifié leur vie intérieure, même si, au départ, leur motivation était leur propre bien-être.

Et si notre société aspirait réellement à la paix, si elle accordait autant d’importance à la paix qu’à la santé par exemple, ne devrait-on pas imaginer un système équivalent à celui de la Sécurité Sociale, pour que chacun puisse dissoudre ses conflits intérieurs (comme on soigne ses blessures), bénéficier ainsi de la délicieuse ambiance intérieure de paix (comme on profite d’une bonne santé) et contribuer du même coup au bien-être collectif ?

Qu’en pensez-vous ? (Vous pouvez donner votre avis ci-dessous.)

 

 

Thérapie

Témoignage : Libre de danser sa vie

Je suis heureuse de vous présenter le témoignage de Flaviana* que j’ai eu le bonheur d’accompagner dans son parcours thérapeutique sur 15 séances entre septembre 2016 et juin 2017. Confrontée au départ à une difficulté psychologique handicapante, Flaviana a acquis l’aptitude de traverser son existence sereinement. Danseuse et chorégraphe de 33 ans, elle dessine désormais les mouvements de sa vie en conscience…

 

« J’ai commencé le travail thérapeutique avec Anne après un moment de fortes anxiétés et paniques que j’avais vécues lors de mes vacances d’été. Il y avait beaucoup de peur et de conflit à l’intérieur de moi et je n’arrivais pas à trouver le calme, j’étais souvent énervée ou agitée ou triste.

Je cherchais quelqu’un qui pouvait m’aider avec des méthodes douces et surtout avec qui j’allais travailler pour rééquilibrer l’harmonie entre le corps, la conscience et la partie plus spirituelle de moi.

À chaque séance, après une discussion initiale, Anne m’invitait à aller plus en profondeur dans un des aspects qui me donnaient de la souffrance et on cherchait, ensemble, à résoudre certaines situations émotionnelles qui étaient restées souvent bloquées dans leur processus.

Avec Anne, son écoute, son ouverture et sa douceur, j’ai pu avec patience dépasser certains mécanismes d’oppression qui revenaient à chaque fois identiques à eux-mêmes, et desquels je n’arrivais pas à me libérer. J’ai appris à me connaitre plus en profondeur grâce au fait que j’ai commencé à m’observer.

La première leçon de ce parcours thérapeutique est de ressentir ce que se passe quand il y a une émotion et de l’accueillir sans jugement, puis d’essayer de voir d’où elle vient, mais sans vouloir l’analyser. C’est une compréhension « maternelle » et sans critique, sans rechercher à culpabiliser quelqu’un et surtout pas soi-même ! Cette approche m’a appris l’importance de prendre soin de soi et cela m’a rendue beaucoup plus consciente et attentive, et m’a aidée à débloquer et dissoudre certains traumatismes avec beaucoup de douceur.

Après un an de séances assidues je me sens plus forte, confiante et rassurée qu’il y a toujours beaucoup de solutions à tout ce qu’on appelle « problèmes », mais qui ne sont que des étapes de notre évolution, et qu’il faut juste savoir se connaitre pour les dépasser et pour trouver le bonheur et la joie. Ces sont nos peurs, nos résistances et nos limites qui ne nous permettent pas d’avancer et de vivre la vie de façon plus fluide.

Je ne cache pas que c’est un parcours qui peut être parfois difficile, ou douloureux, mais qui m’a permise de vraiment reprendre ma vie en main et de ne plus me sentir victime des situations, ou des autres. Et surtout de devenir autonome et thérapeute de moi-même ! »

* prénom fictif

A la découverte de soi-même

Pour devenir conscient de sa vie intérieure : un nouvel e-book et des exercices offerts

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication sur ce site de la nouvelle version du livre « Découvrir son vécu intérieur ». Une version enrichie et embellie !

La connaissance de notre vie intérieure est primordiale. C’est la première étape sur le chemin pour mène au bonheur. La fondation sur laquelle la transformation intérieure vers l’épanouissement va pouvoir s’opérer.

L’expression « vivre en conscience » apparaît très souvent dans les textes traitant de développement personnel, mais elle n’est pas forcément claire pour tout le monde et cela est bien naturel.

Dans ce livre, vous apprendrez :

  • ce que signifie l’expression « être conscient de son vécu intérieur »,
  • en quoi il s’agit d’une attitude « révolutionnaire »,
  • quels bénéfices vous apporte une attitude consciente,
  • comment devenir conscient.

Vous pouvez télécharger gratuitement ce livre de 17 pages en indiquant votre adresse mail ici.

 

Deuxième nouveauté : un fascicule d’exercices

Pour acquérir cette aptitude à être conscient, je vous propose également un fascicule contenant 5 exercices pratiques qui permettront de :

  • devenir conscient de votre corps,
  • devenir conscient de votre respiration,
  • devenir conscient de vos émotions,
  • devenir conscient de vos pensées.

Ce document d’une dizaine de pages s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent se familiariser peu à peu avec la richesse de leur vie intérieure. Aucune expérience préalable n’est nécessaire pour réaliser ces exercices !

Comment obtenir ce fascicule d’exercices ?

Une fois que vous aurez téléchargé le livre « Découvrir son vécu intérieur » évoqué au début de cet article, vous recevrez automatiquement par mail un lien vous permettant de télécharger gratuitement ce fascicule d’exercices.

Connaissance de soi

Voyage au pays intérieur

Les vacances sont l’occasion idéale pour partir en voyage à la découverte de votre monde intérieur. Un voyage enrichissant et qui vous réserve des surprises à coup sûr.

Si le cœur vous en dit, je vous propose d’explorer jour après jour ce qui se passe à l’intérieur de vous. Et d’en prendre note à la fin de chaque journée, comme le font les explorateurs !

Mais vous vous demandez peut-être quoi observer et comment vous y prendre ? Je vais vous donner quelques conseils et outils pour cela. En particulier un canevas pour la rédaction quotidienne de votre journal (à télécharger en bas de cette page).

Tout au long de la journée, du réveil au coucher, votre état intérieur évolue. Un moment vous êtes gai(e), puis boudeur(se), ou triste, amoureux(se), contrarié(e), enthousiaste, paisible… Les circonstances extérieures changent sans cesse et votre atmosphère intérieure s’en fait l’écho, d’une manière ou d’une autre.

Il est impossible d’être en permanence conscient de son vécu intérieur lorsqu’on débute ce genre d’exercice. En revanche, il est parfaitement possible d’observer sa réaction à tel ou tel événement, donc un certain nombre de fois dans la journée.

Une fois que vous avez constaté que, dans telle circonstance, une réaction nette était perceptible en vous, vous pouvez observer en détails les « symptômes » physiques de votre état intérieur. Puis vous pouvez vous interroger : qu’est-ce qui me rend ainsi (par exemple énervé(e) ou serein(e) ? Pour quelle raison est-ce que je réagis de cette manière dans cette situation ?

Ce petit exercice, anodin en apparence, peut avoir un impact énorme.

Au lieu d’être vaguement (ou pas du tout) conscient de ce qui se passe en vous, au lieu de seulement sentir par ci par là que « ça ne va pas » ou « je suis au top » ou « je me suis mis(e) en colère », le baromètre intérieur que vous installez ainsi vous donne des renseignements beaucoup plus riches. Et ces informations vont vous permettre de prendre le pilotage de votre vie, d’instant en instant.

En découvrant tout ce qui se passe en vous en permanence, vous allez bien sûr avoir l’impression de mieux vous connaître, et de vivre une vie plus riche, plus intéressante, plus nourrissante.

Concrètement, voici ce que je vous propose. Grâce à la fiche intitulé « Canevas pour la rédaction de votre journal » que vous pouvez télécharger en bas de cette page, vous disposerez des indications nécessaires pour prendre note dans votre carnet personnel* de ce qui s’est passé durant votre journée.

Pour vous aider dans la découverte de vos ressentis et de vos pensées, vous disposez aussi du livre « Découvrir son vécu intérieur » qui est téléchargeable gratuitement ici. Après l’avoir téléchargé, vous recevrez en prime un fascicule d’exercices pratiques, par mail deux jours plus tard.

Je vous souhaite de bien mettre à profit l’été pour mieux vous connaître. Bon voyage à la rencontre de vous-même !

 

Téléchargez le canevas pour la rédaction de votre journal  :

 

* A acheter de toute urgence si vous n’avez pas encore de journal !

Estime de soi

Rétablir l’estime de soi

A l’intérieur de nous, une petite voix nous critique à longueur de journée et nous sommes persuadés qu’elle a raison ! Comment rétablir l’estime de nous-même ?

Vous avez sans doute remarqué qu’à l’intérieur de vous, des pensées émergent à longueur de journée et parmi elles, de très très nombreuses critiques à votre égard. Une petite voix murmure des reproches dans votre tête. Beaucoup d’entre nous l’entendons nous répéter que nous sommes « nuls » et que nous ne sommes « pas à la hauteur ».

Cette petite voix est celle d’une partie de notre personnalité (une sub-personnalité) appelée « le Critique intérieur », dont la mission est de… nous critiquer ! Son job étant, comme son nom l’indique, ni plus ni moins, de critiquer, la panoplie de ses critiques est infinie et peu importe ce que nous faisons et comment nous sommes, il n’est jamais satisfait et nous le fait savoir !

 

Notre apparence physique est l’objet de nombreuses critiques

Nos Critiques intérieurs sont particulièrement virulents au sujet de notre apparence physique. Ils critiquent par exemple notre poids : nous sommes presque toujours trop gros ou trop maigre ; ça ne va jamais. Si nous avons atteint le poids estimé idéal, notre Critique nous assène d’un ton affligé : « de toute façon, tu ne vas pas rester à ce poids, tu n’es pas persévérant… ».

defilé modeSi vous croisez dans la rue une femme dotée d’une silhouette de mannequin, n’allez pas imaginer qu’elle soit satisfaite de son apparence. Son Critique intérieur lui murmure d’un ton méprisant des remarques telles que : « Avec la peau que tu as, quel homme voudrait de toi ? » ou bien : « ça sert à quoi d’être mince si ton corps est flasque, c’est répugnant, tu devrais faire plus de sport », ou encore : « en mangeant si mal, tu mets ta santé en péril, c’est malin… ».

Et si cette femme améliore sa peau, muscle son corps et mange équilibré, son Critique intérieur ne la laisse pas en paix pour autant. Il trouve autre chose qui ne va pas car c’est sa mission de critiquer et il est très doué pour cela. Très entraîné aussi, avec toutes ces années d’expérience ! Lorsqu’au cours d’une séance, une personne en cours de thérapie se glisse dans la peau de son Critique intérieur et parle en son nom, la créativité et l’intelligence dont fait preuve cette sub-personnalité sont toujours fascinants…

 

Nous ne sommes jamais comme il faut

je-suis-nulNos Critiques intérieurs sont attentifs et présents dans tous les aspects de nos vies, et notamment aussi dans notre vie professionnelle. Si vous travaillez beaucoup, il vous le reprochera : « tu devrais travailler moins, tu vas t’épuiser ; comment peux-tu être aussi irresponsable et inconscient des conséquences de ton comportement ? ». Vous décidez de travailler moins et il vous le reprochera aussi : « ton laisser-aller est affligeant. Si tu ne t’investis pas plus, tu vas être flanqué dehors et tu l’auras bien cherché ».

Inspiré par les remarques faites par nos parents lorsque nous étions enfants, notre Critique intérieur ne manque pas une occasion de nous reprendre dans le même sens, en nous assommant de qualificatifs désobligeants : « égoïste », « méchant », « pas intéressant », « autoritaire »… Son ton est cassant et son opinion catégorique.

 

Notre estime de nous est sapée

Nous sommes convaincus inconsciemment que toutes ces critiques intérieures sont parfaitement justifiées puisqu’elles reprennent les reproches faits par papa et maman. Puisqu’elles sont le reflet des valeurs enseignées par nos parents, par exemple qu’il faut être sérieux, gentil, intéressant, et belle pour une femme. Pure vérité, n’est-ce pas ?!

Donc, nous croyons cette voix intérieure, nous ne la remettons pas du tout en question. Qui plus est, nous nous identifions à elle : nous nous approprions ses critiques et les reprenons à notre compte : « JE SUIS moche, trop gros, pas sérieux… », « JE SUIS nul, je ne suis jamais à la hauteur, je n’y arriverai jamais… ». Autrement dit, parce qu’une telle opinion s’est exprimée à l’intérieur de nous avec tant de vigueur, nous considérons qu’elle est vraie et la faisons nôtre.

Résultat désastreux : notre estime de nous est sapée. Nous sommes si persuadés que nous sommes nuls que nous nous abstenons d’entreprendre des choses que nous sommes parfaitement capables de réaliser.

 

Comment réduire l’emprise du Critique intérieur

oie volantIl est salutaire d’être conscient de la présence de ce Critique intérieur et de s’en désidentifier, c’est-à-dire de l’entendre parler à l’intérieur de nous, tout en sachant que c’est seulement lui qui s’exprime et que nous ne sommes pas lui. C’est la première étape du travail. Avoir une vision générale de ce qui se passe en nous et prendre un peu de distance par rapport à cet aspect de nous qu’est notre Critique intérieur.

Même s’il nous empoisonne la vie, il mérite notre bienveillance car cette sub-personnalité constitue en fait un système de protection bien utile. Notre Critique intérieur veille sans cesse à ce que nous ne fassions pas de bêtises qui pourraient nous mettre dans une situation difficile à vivre et douloureuse pour nous. Toute son énergie est en action pour nous protéger de nos peurs (peurs de manquer d’amour ou de reconnaissance, de se retrouver seul, de mourir, etc.).

Lorsque le Critique intérieur se sent écouté et compris, il peut se détendre et devient moins virulent. Je vous invite donc à faire l’exercice qui consiste à demander à votre Critique intérieur son opinion sur vous. Une fois que vous ressentez la présence de cette subpersonnalité en vous, vous établissez le contact avec elle, vous lui posez des questions précises, vous l’écoutez attentivement et notez ce dialogue au fur et à mesure. Vous allez voir, c’est une expérience palpitante !

L’étape suivante consiste à rassurer votre Critique intérieur en « gérant » les peurs qui l’activent et in fine en dissolvant ces peurs. C’est un travail plus en profondeur qui peut nécessiter un accompagnement.

 

 Auteure : Anne Lautier

 

A lire à ce sujet, l’excellent livre de Hal et Sidra Stone, les inventeurs du Voice Dialogue (dialogue des subpersonnalités) : « Le critique intérieur », paru chez Warina Editions.

Connaissance de soi

Se découvrir dans le miroir des autres

Pour mieux vous connaître, rien de plus simple : repérez les critiques que vous portez sur les autres, tirez-en des enseignements sur vous-même et construisez ainsi, pièce par pièce, le puzzle de votre personnalité. Mode d’emploi !

Si vous avez l’impression d’être en partie un inconnu pour vous-même, vous pouvez aisément découvrir des aspects de votre personnalité que vous ignorez. Il vous suffit de vous livrer à un exercice assez simple qui consiste à observer ce qui vous dérange chez les autres, ce que vous critiquez, ou à l’inverse, ce que vous aimez chez eux, ce qui vous attire. Puis à tirer profit de ces informations pour éclairer des facettes de vous-même.

La démarche ne nécessite aucune compétence particulière, seulement de la curiosité et de l’attention. Vous pouvez bien sûr vous faire accompagner par un thérapeute mais ce n’est pas indispensable.

 

A l’écoute du juge intérieur

Commencez par repérer les situations où vous ressentez un inconfort, une frustration, une colère… et les situations où la présence des autres vous apportent une sensation de bien-être, de bonheur, de joie, de légèreté… Ecoutez alors la voix intérieure qui commente ce qui se passe autour de vous et qui juge les autres positivement ou négativement.

Prenons un exemple. Deux amis, Pierre et Paul, vont faire une ballade en vélo. Quand Paul rentre, il ressent un goût amer et un brin de frustration. S’il y prête attention, il entendra peut-être une voix intérieure dire : « Pierre est agaçant, il parle tout le temps, il prend toute la place comme si je n’existais pas ». Cela lui paraît alors être un fait « objectif » : son ami qui adore parler a monopolisé la parole. Ce comportement lui déplaît, au point qu’il se demande s’il repartira en promenade avec lui…

 

Tirer profit des informations collectées

Le fait que Paul ne supporte pas que Pierre « prenne toute la place » lui indique qu’il a une difficulté sur ce point. Sinon, le bavardage incessant de Pierre le laisserait indifférent.

En d’autres termes, ce que Paul n’aime pas chez Pierre constitue un enseignement sur lui-même.

Il peut alors tirer profit de l’information qu’il a collecté auprès de cette voix intérieure et s’interroger :

  • De manière générale, est-ce que je prends ma place ?
  • Ou bien est-ce que je reste plutôt en retrait en attendant qu’on me donne la parole ou que certaines conditions soient réunies pour la prendre ?
  • Est-ce que je me sens légitime à m’exprimer face à Pierre ? Etc.

Il a mille questions possibles…

 

Elargir l’investigation

Continuons le récit. De son côté, Pierre de retour chez lui se sent déçu. S’il écoute la voix intérieure qui s’exprime alors, elle lui murmurera peut-être : « Paul est franchement ennuyeux, il me déçoit, il n’a rien d’intéressant à raconter ; heureusement que j’étais là. »

La critique qu’émet son « juge intérieur » est le reflet de sa propre personnalité, de sa conception des relations amicales.

Si Pierre examine ce constat « Paul n’a rien d’intéressant à raconter », il pourra en déduire – c’est une possibilité parmi d’autres, chacun étant différent – que, pour lui, une relation doit être intellectuellement intéressante. Et noter que cette exigence intérieure l’amène à « formater » la conversation dans ce sens. Il peut vérifier ce qu’il en est de l’ensemble de ses relations : quel en est le contenu ? Quelle place y tiennent les échanges intellectuels ?

Il peut aussi élargir l’investigation en s’interrogeant sur l’importance qu’il accorde à sa vie intellectuelle, sur ses échelles de valeur entre différentes activités (intellectuelles, sportives, professionnelles…), etc.

 

Construire le puzzle de la personnalité

Ainsi, tout moment d’inconfort dans une relation est une mine d’informations sur vous-même. Vous êtes hors de vous parce que votre collègue ne vous a pas salué en arrivant ce matin ? Vous ne supportez pas que votre fils passe du temps à rêver ? Que votre partenaire ne téléphone pas tous les jours ? Ou au contraire qu’il le fasse !? Vous êtes exaspéré par votre femme qui s’est mise à méditer ? A chaque contrariété, tournez le regard vers vous-même pour voir à quoi cela renvoie.

Toutes ces personnes de votre entourage vous tendent des miroirs.

Puzzle-blanc Piece-HandMême si la réalité objective est indéniable (il ne vous a pas dit bonjour, elle médite tous les matins…), ce qui doit importer davantage pour vous, c’est votre réaction car elle est le signe que quelque chose de sensible est touché à l’intérieur de vous.

Partez à la découverte de ce point sensible, dévoilez-le, continuez cette démarche d’investigation au fil des jours et vous allez ainsi construire peu à peu le puzzle de votre personnalité.

 

 

 

Art d'être

Le bonheur en toutes circonstances ?

Des désagréments ponctuent nos journées, nos rêves ne se réalisent pas toujours, la vie nous chahute souvent. Comment, dans ce contexte, parvenir à être heureux ? Comment cesser d’être victime des circonstances ?

 

Le plus souvent, nous cherchons à améliorer notre qualité de vie en agissant sur les circonstances extérieures et sur le comportement des autres à notre égard. Je vous propose ici d’aborder les choses sous un autre angle en examinant la manière dont nous réagissons face aux multiples incidents quotidiens.

A travers un exemple, nous allons décortiquer, étape par étape, le processus de nos réactions et découvrir ainsi un formidable levier pour transformer notre vie au quotidien.

 

Notre perception des circonstances est toute relative

Mes voisins sont partis en vacances et durant cette semaine, j’ai savouré chaque instant de silence. Quand ils sont revenus, les cris des enfants et les claquements des portes m’ont semblé plus difficiles à supporter que d’habitude…

Les cris n’étaient pourtant ni plus puissants, ni plus fréquents mais ils semblaient soudain tonitruants. C’est ma perception de la réalité qui avait changé, car la référence qu’elle utilisait – c’est-à-dire la période de silence – avait évolué. Imaginons que pendant cette semaine d’absence, mes voisins aient prêté leur appartement à une famille non pas de 2 mais de 8 enfants se disputant à longueur de journée. J’aurais sûrement trouvé que le retour de mes voisins habituels apportait du calme. La perception, on l’aura compris, est relative…

Une fois les cris entendus, tout va dépendre ensuite de la manière dont j’appréhende la réalité. C’est-à-dire du qualificatif que je lui attribue : agréable ou désagréable. On rentre alors dans la totale subjectivité. Ainsi, si je ne supporte pas le silence absolu, je vais apprécier ces échos de vie qui traversent les murs ; si par contre j’ai toujours vécu dans une maison silencieuse en pleine campagne, ces bruits vont à l’inverse me paraître envahissants et me déranger.

 

Nous jugeons instantanément

A cette « catégorisation » « j’aime » / « je n’aime pas », s’ajoute alors le jugement. Notre mental entre en scène à ce stade et il choisit de coller sur les circonstances présentes l’étiquette « bien » ou « mal ». Notre mental a une opinion sur tout, et sur le bruit des voisins en particulier… C’est là que les choses se corsent !

Pour décider ce qu’il pense de la situation, il va puiser dans un stock de références personnelles (qui intègrent des données familiales, sociales…), qui sont pour l’essentiel des souvenirs. Dans ce stock, il va trouver des événements et circonstances plus ou moins similaires qui vont lui fournir les informations dont il a besoin pour définir son jugement face à la réalité du moment. Tout cela se passe instantanément et nous n’en sommes pas conscients en général.

 

Emportés par le flot de nos réactions

Voici quelques exemples pour illustrer ce mécanisme. Si j’ai en mémoire des scènes où mes parents pestaient car les voisins faisaient du bruit (et tapaient sur le plafond !!!), je vais juger les séquences bruyantes de mes voisins de la même manière qu’eux. A l’inverse, si j’ai grandi dans une famille où les décibels ne dérangeaient personne, mon esprit va estimer que le bruit de mes voisins est une situation tout à fait normale.

Le problème à ce stade est double. D’abord, nous sommes ignorants du caractère complètement arbitraire de notre opinion sur la situation. Pas question de remettre cela en question : « nous avons toujours raison, n’est-ce pas ?!!! ».

vagues mer agitée en BretagneEnsuite et surtout, le jugement que nous avons ainsi adopté va entraîner une réaction, sous la forme d’émotions, puis d’actions. Le mécanisme est automatique et si nous n’en sommes pas conscients, nous n’avons plus aucune liberté. Nous sommes littéralement emportés dans le flot de nos réactions. Si le jugement est « il est intolérable que les voisins fassent du bruit », je vous laisse imaginer les scénarios qui vont s’ensuivre !

 

Libres de vivre autrement les situations

Il est fabuleux de comprendre comment ces mécanismes se construisent à l’intérieur de nous. Bien sûr parce que ce faisant, nous dévoilons les racines de nos émotions et de nos comportements. Mais surtout parce qu’en devenant conscients, nous devenons libres. Libres de vivre autrement les situations que la vie met sur leur chemin.

Dès lors que nous avons conscience de la manière :

  • dont nous percevons une situation particulière,
  • dont nous la catégorisons,
  • dont nous la jugeons sur la base de nos données de référence,
  • dont nous y réagissons en ressentant des émotions et en agissant,

clefs-breloque-pendentif-grosse-cle-co-1001965-dsc06637-c81e0_bigdès lors que ce processus devient limpide, la transformation devient possible ; elle est même radicale ! Nous pouvons « agir » au niveau des différents maillons de cette chaîne qui cessent alors de fonctionner comme un engrenage. Des choix différents s’offrent à nous. Des choix qui apportent toujours plus de paix et de bonheur. En faisant un tel travail, nous gagnons des clés inestimables pour le bonheur !

 

 

Art d'être

Témoignage : dépasser la peur de la solitude

Voici le témoignage que m’a transmis en février une personne que j’accompagne en thérapie. Amélie (nom fictif), étudiante de 24 ans, m’a autorisée à diffuser ce texte sur mon blog. Vos commentaires sont les bienvenus. Vous pouvez les poster en bas de cette page.

« Depuis peu, je suis arrivée dans une nouvelle ville, une nouvelle école … J’ai laissé derrière moi ma précédente vie pour en créer une nouvelle. Mais depuis le début de l’année, j’avais du mal à m’intégrer dans la classe. Je voulais absolument être reconnue aux yeux des autres filles de la classe et je souhaitais vraiment devenir une des leurs. Il y avait beaucoup d’attentes chez moi, et puis j’ai pris conscience que cela raisonnait avec des situations passées que je revivais. En trame de fond je sentais la peur. Elle a grandi au fil des mois, devenant presque palpable. La spontanéité disparaissait de mes mots à mon grand regret lorsque j’étais à l’école. J’ai essayé divers stratagèmes pour m’intégrer mais plus j’insistais, moins ça marchait. 

« Il y a quelques semaines, pendant un coup de fil, je parlais du fait que je me sentais seule à Lyon et puis j’ai vu ma peur en face. Oui j’ai peur d’être seule à Lyon. J’ai pris conscience que c’était elle qui me poussait à faire toutes ces choses à l’école. J’ai regardé ma peur dans les yeux et, avec empathie, j’ai laissé les émotions sortir comme elles avaient envie de le faire, sans pourtant m’y attacher ou les juger, comme nous nous étions entraînées à faire en séance.

enfants ronde dessinéeFinalement j’ai passé le reste de mon week end seule et lorsque je suis rentrée en classe le lundi, toutes mes attentes étaient parties. J’étais beaucoup plus spontanée et authentique, sans chercher obligatoirement à m’intégrer. Résultat, je me sens aujourd’hui beaucoup plus intégrée dans la classe, sans avoir rien « fait » de particulier pour m’y intégrer. »

 

Ce témoignage se suffit à lui-même. Et pourtant je ne résiste pas à l’envie d’y ajouter un bref commentaire ! En effet, le vécu d’Amélie me réjouit profondément. Bien sûr, parce qu’elle se sent mieux désormais – n’est-ce pas le but de la thérapie ?! Mais ce n’est pas la seule raison. Son témoignage démontre qu’elle maîtrise une manière de vivre qui lui permet de faire face aux difficultés qu’elle rencontre. Or, c’est précisément cela que je vise in fine lorsque j’accompagne une personne : mon objectif est qu’elle devienne autonome, qu’elle acquiert un « art d’être » qui lui permette de « s’offrir le bonheur » quelles que soient les circonstances extérieures et intérieures.

Comme l’illustre magnifiquement l’expérience d’Amélie, cet art d’être consiste à devenir conscient de son vécu intérieur* et à s’accompagner soi-même, comme si l’on était son propre thérapeute. C’est parfaitement possible, certaines personnes, comme Amélie, vivent ainsi et atteignent un degré de paix et de bonheur qu’elles n’auraient jamais imaginé auparavant.

 

* Voir à ce propos mon e-book intitulé « Découvrir son vécu intérieur », disponible gratuitement sur ce site.

Art d'être

2016, une année dans la fluidité…

En 2016, je vous souhaite beaucoup de fluidité en cultivant la merveilleuse sagesse qu’est l’acceptation.

Vous souhaiter « une année fluide » est un vœu un peu inhabituel, j’en conviens, mais il est synonyme de bonheur.

En effet, la fluidité permet de traverser la vie telle une rivière qui coule paisiblement, puis glisse entre les rochers, rebondit sur les obstacles et poursuit son chemin tranquille. Une manière d’être extrêmement confortable !

Cette attitude si tentante résulte de l’acceptation des événements que nous rencontrons au quotidien. Evidemment, il est aisé d’accepter les épisodes agréables : lorsque notre compagnon (compagne) nous invite à passer un weekend au bord de la mer pour notre anniversaire ou que notre boss nous propose la promotion dont nous rêvions !

Pas de difficulté non plus à nous accepter nous-même lorsque règne à l’intérieur de nous la sérénité ou la joie !

 

L’acceptation : un défi inaccessible ?

En revanche, face à des événements déplaisants, il en est autrement… Avouons que, face à une panne de voiture au moment de partir le matin ou à une grippe carabinée la veille de notre départ en vacances, ou à une tâche sur notre plus belle chemise… notre première réaction est rarement d’emblée l’acceptation !

homme_voiture_panne - copieNous pestons, nous nous révoltons contre l’adversité : accès de colère, plaintes, amertume, parfois même désespoir… L’ambiance intérieure devient assez agitée ! Ces émotions peuvent nous perturber plusieurs heures et gâchent l’atmosphère de nos relations avec les autres.

De même lorsque nous sommes confronté(e) à des phénomènes intérieurs déplaisants. Accepter notre tristesse, notre dépression, notre colère et parfois notre haine, notre jalousie, accepter la voix intérieure qui nous critique si souvent…, tout cela ne relève-t-il pas de la gageure ?!

 

Accepter ou résister

Et pourtant, l’acceptation est une clé du bonheur ! Mais que signifie au juste ce terme ? L’acceptation consiste à réagir face à une situation par le simple constat : « voici les choses telles qu’elles sont ; bon ! ». Autrement dit, « on fait avec » !

Nous ne nions pas ce qui se passe. Et nous ne résistons pas. « Résister » : que veut dire ce terme qui est parfois utilisé par les psycho-praticiens ? C’est une attitude de refus de la réalité. Par exemple : « Non mais ce n’est pas possible tout de même qu’elle tombe en panne maintenant… », « C’est malin, si tu ne m’avais pas poussé à mettre ma plus belle chemise ce soir, on n’en serait pas là », « C’est inacceptable que je sois si jaloux »…

 

L’acceptation apporte de la détente

diagnostiquer-une-panne-auto-pour-les-nuls-en-mecanoQue se passe-t-il a contrario lorsque nous acceptons la situation ? La perspective change radicalement. La voiture est en panne. Le fait est là. Comme nous ne sommes pas envahi par la contrariété, nous nous projetons déjà dans l’étape suivante : « Et maintenant, qu’est-ce que je fais avec ma voiture en panne ? »*. Nous gagnons en efficacité.

Les réactions émotionnelles du type colère ou désespoir n’apparaissent pas, ou bien – et c’est le cas le plus fréquent – elles émergent mais se dissolvent rapidement car nous ne les entretenons pas, nous ne nous y accrochons pas. L’attitude la mieux adaptée face à ces remous émotionnels est aussi l’acceptation : « Ah, la colère monte ! OK. C’est complètement normal. Ca va passer ». Si nous l’accueillons sans nous y attacher, la colère passe effectivement très vite.

Dans cette acceptation, il y a beaucoup de détente, parfois même de l’humour ! La vie devient plus agréable et facile car les difficultés, les obstacles prennent une proportion bien moindre. En d’autres termes, on dédramatise.

 

En harmonie avec la vie telle qu’elle est

L’acceptation est en fait une attitude parfaitement cohérente avec la nature même de la réalité qui est le changement. Il est illusoire de croire que nous pouvons rencontrer sans cesse des événements positifs, que tout peut être, en permanence, confortable, aisé et agréable. Les objets tombent en panne et nous tombons malades, c’est dans la nature des choses. Nous avons souvent tendance à oublier ces évidences !

penduleAccepter, c’est aussi vivre en harmonie avec la nature duelle de la réalité qui est faite de polarités. S’il y a réussite, il y a aussi échec (et j’ai raté le bus !) ; s’il y a perfection, il y a aussi imperfection (et une tâche sur ma chemise !)…

En 2016, je vous souhaite donc beaucoup de bonheur et de fluidité en cultivant cette merveilleuse sagesse qu’est l’acceptation. Excellente année !

 

Pour l’anecdote, j’ai choisi ce thème pour mes vœux car j’ai commencé l’année avec… une panne de réfrigérateur et un souci informatique. Ma capacité d’acceptation a été mise à l’épreuve !!!

 

 

 

 

* Il y a parfois des malentendus sur la signification du terme « acceptation » qui est confondue avec la résignation. Accepter donne au contraire énormément de puissance (et de lucidité) pour se mettre en action (de façon appropriée).

Relations

A l’école des fêtes familiales

Une suggestion pour cette fin d’année : profitez des réunions familiales pour mieux vous connaître et désamorcer l’engrenage de vos réactions.

Les fêtes de fin d’année approchent, avec la perspective des réunions familiales pour la plupart d’entre nous. Cette période de l’année est bien souvent l’occasion de nous immerger à nouveau dans l’univers dans lequel nous avons grandi.

Une expérience plus ou moins agréable selon que nous nous retrouvons plongés dans le doux cocon familial avec la tendresse et la complicité de nos proches, ou bien dans une atmosphère parfois lourde et même tendue… Ou bien dans un peu des deux selon les moments.

 

Un trésor d’informations à engranger

Si vous êtes dans le premier cas de figure, je vous invite à vous en réjouir car vous faites partie des heureux privilégiés auxquels les relations familiales offrent un havre de paix et de ressourcement.

Si vous êtes dans le second cas de figure, je vous invite à vous en réjouir aussi ! En effet, ces réunions familiales, même inconfortables, constituent une formidable opportunité de progrès vers votre bien-être psychologique. Je m’explique.

Ce qui fait la difficulté des relations familiales est en même temps leur atout pour votre développement personnel. A savoir : immanquablement, « elles appuient là où ça fait mal » !

Les remarques qui mettent en vous le feu aux poudres, les comportements qui vous exaspèrent, les petites critiques qui vous donnent envie de vous enfuir, les sous-entendus qui empoisonnent l’ambiance… Les causes d’inconfort ne manquent pas généralement… Et si vous en profitez pour observer tous ces petits épisodes ainsi que votre manière d’y réagir, vous allez engranger un trésor d’informations sur votre paysage psychique.

 

Développez la double attention

Notez bien d’abord les éléments déclencheurs. Les paroles, actions, attitudes de vos proches qui touchent vos points sensibles, déclenchant en vous une activation. Qu’est-ce qui vous dérange, vous blesse, vous énerve, vous amène à vous refermer sur vous-même, à avoir envie de fuir, bouder, attaquer, ou vous plier en quatre pour que tout aille bien, etc. ? Notez bien aussi votre manière de réagir à ces circonstances : vous découvrez alors votre mode de fonctionnement habituel, celui qui prévaut lorsque vous êtes en pilotage automatique !

visage coupé en deux partiesEntraînez-vous ainsi à observer à la fois le film qui se déroule autour de vous et ce qui en découle simultanément à l’intérieur de vous. On parle de « double attention ». Vous êtes dans l’action, dans le film, et en même temps vous êtes conscient de ce que vous ressentez et pensez en votre for intérieur.

Par exemple, « il s’est mis à parler de telle chose et cela déclenche en moi une forte agitation qui ne cesse de croître ; maintenant j’ai juste envie d’allumer la télé pour qu’il se taise (ou de lui clouer le bec par une remarque cinglante) ! »

 

Un soulagement immédiat

En devenant le témoin de cet engrenage, le simple fait d’être conscient(e) en temps réel de ce que vous vivez intérieurement dans telle scène du film va entraîner un changement. Peut-être allez-vous constater que votre réaction automatique est désamorcée et que vous pouvez laisser passer l’épisode sans avoir besoin de réagir.

shutterstock72880777-13Cette attitude consciente va peut-être même suffire à réduire votre inconfort initial : tel comportement qui vous exaspérait se révèle finalement supportable. Dit autrement, le simple fait d’être conscient(e) peut désamorcer tout ou partie de l’engrenage « élément déclencheur – activation d’un point sensible – réaction automatique ». Ce qui apporte un soulagement et un mieux-être immédiats.

Pour être tout à fait claire, je ne vous promets pas qu’en devenant ainsi conscient(e), vous allez, du jour au lendemain, vivre l’harmonie totale dans vos relations familiales. En revanche, ce que je puis vous assurer c’est qu’en pratiquant ainsi cette attitude consciente, vous allez observer de nets changements… Je vous invite donc à expérimenter. Et tenez-moi au courant* !

Bonnes fêtes !

 

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Pour en savoir plus, lire l’ebook « Découvrir son vécu intérieur ».

Pour en savoir plus sur mon accompagnement thérapeutique qui vise l’harmonie dans les relations et la sérénité intérieure, lire sur ce site « Que peut-on attendre de la psychothérapie »« Comment se déroule la thérapie ? » et « Les témoignages ».