Récit

Le Rebirth : une expérience étonnante et… magique !

Peut-être êtes-vous intrigué·e par le Rebirth et curieux·se de savoir comment il se manifeste concrètement. Voici donc le témoignage d’une personne qui a accepté de partager avec vous l’expérience qu’elle a vécu récemment en séance.

J’ai souligné certains passages de ce récit pour vous aider à suivre le fil de l’histoire et à repérer l’essentiel. Ensuite, vous trouverez quelques explications pour décrypter le déroulement du Rebirth.

 

« Après quelques respirations profondes, je sens assez vite une densité au niveau de la mâchoire et du cou qui deviennent lourds. Puis cela descend vers le haut de ma cage thoracique sous la forme d’une pression désagréable.

Je visualise à cet endroit-là une grande cage, tout en hauteur, avec de gros barreaux noirs et vieux comme si elle avait séjourné très longtemps dans une cave.

Dans cette cage se trouve une poupée sans bras, allongée. La cage est assez haute pour que la poupée se lève, mais elle ne peut pas bouger car elle est trop faible.

Pourquoi est-elle enfermée dans cette cage depuis longtemps ? La réponse qui vient tout de suite est : « Car elle ne sert à rien. » Je me rends compte que je parle maintenant avec une voix de toute petite fille.

En continuant à observer cette poupée dans sa cage, je comprends qu’elle est enfermée car moi, la petite fille, je n’ai pas le droit de jouer : « (Dans mon monde,) il n’y a pas d’histoires imaginaires merveilleuses, pleines de couleurs, comme Alice aux pays des merveilles. Il n’y a pas d’histoires qui transportent dans d’autres mondes plus gais. » Je pleure.

Pendant que je vis tout cela, mon bras et ma main gauches se sont repliés et contractés. Ils ne peuvent plus bouger. C’est assez désagréable. En amenant mon attention et mon souffle sur mon bras contracté comme m’y invite ma thérapeute, le phénomène s’amplifie et un mot arrive à ma conscience : le mot « émotion ». Tout à coup, une évidence s’impose : c’est la joie qui n’a pas sa place, car dans mon enfance, il y avait une ambiance lourde à la maison .

Une image de mon enfance arrive alors. Je vois, posée sur du sable, une carafe miniature en plastique beige avec laquelle je jouais quand j’étais petite. Je constate que sa couleur beige n’est pas gaie. Alors apparaît à la place une belle dinette aux couleurs très vives avec laquelle j’aimerais jouer, et je sens que cette idée-là me réjouit.

Ma thérapeute m’interroge au sujet de mon bras et de ma main gauches qui sont toujours bloqués, et la réponse qui monte en moi me surprend ! « Si mon bras gauche se détendait et pouvait se déplier, il serait celui qui tiendrait la poupée. » Puis je vois l’image de mon bras s’ouvrant et dessinant un mouvement de danse ample et gracieux. Je comprends que c’est ce que moi, la petite fille, je n’ai pas le droit de faire. Ou plus exactement ce que je ne m’accorde pas le droit de faire (car personne ne me l’a interdit).

Mais en réalité mon bras est de plus en plus contracté et cela devient douloureux. Je sens que j’aurais besoin d’une maman qui me câline le bras pour me soulager, et qui me dise que j’ai le droit d’aller jouer avec d’autres enfants, de faire la folle, de cesser d’être raisonnable. Je vois alors une image de moi-adulte, debout en face de moi-petite fille. Je me dis qu’après tout, je suis aussi une maman dans la vraie vie ! Ce moi-adulte-maman me dit (à moi-petite fille), exactement comme je le souhaitais un instant avant, que je peux m’amuser avec les autres enfants.

Alors aussitôt, en l’espace de quelques secondes, la contraction de mon bras disparaît !

Je me visualise jouant avec d’autres enfants dans une ambiance très gaie. Des parties de cache-cache pleines de rires, d’autres jeux en groupe et des rondes très joyeuses. Il y a beaucoup de couleurs vives et je me vois portant une robe colorée, plissée à la taille, comme dans les illustrations des contes. Je suis émerveillée, tout à fait heureuse, et je me rends compte qu’allongée sur le matelas je souris aux anges ! Cette scène de jeux très gaie dure longtemps et c’est un moment délicieux.

Ma thérapeute me rappelle la poupée dans la cage. Je réalise qu’il n’y a aucune difficulté à sortir la poupée de la cage maintenant. Un fois cela fait, ses bras repoussent, je la tiens enveloppée dans mon bras gauche, et je joue avec elle.

Puis je reste un moment à savourer la gaité. »

 

Quelques éclairages en complément :

> La personne qui vit ce Rebirth a les yeux fermés et son inconscient lui envoie des images qui émergent dans sa conscience (comme dans un rêve).

> Activé par la respiration, le processus énergétique mène tout naturellement à la guérison. Il se déroule simultanément au niveau de son corps physique (tétanie du bras), de son monde émotionnel (pleurs de tristesse) et de sa conscience (image de la poupée sans bras, compréhension que la petite fille n’a pas le droit de jouer…).

> Ce récit montre bien la connexion entre le psychisme et le corps : la tétanie disparaît aussitôt que le blocage psychique (l’interdiction de jouer) se dissout.

> Il faut souligner que chaque séance de Rebirth, y compris pour une même personne, se déroule de façon très différente. Il arrive que seules se manifestent des sensations physiques, ou à l’inverse qu’il y ait surtout des émotions ou bien des images. Tout est possible !

 

Pour en savoir plus, lire les autres articles sur le Rebirth.

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