Art d'être

Le bonheur en toutes circonstances ?

Des désagréments ponctuent nos journées, nos rêves ne se réalisent pas toujours, la vie nous chahute souvent. Comment, dans ce contexte, parvenir à être heureux ? Comment cesser d’être victime des circonstances ?

 

Le plus souvent, nous cherchons à améliorer notre qualité de vie en agissant sur les circonstances extérieures et sur le comportement des autres à notre égard. Je vous propose ici d’aborder les choses sous un autre angle en examinant la manière dont nous réagissons face aux multiples incidents quotidiens.

A travers un exemple, nous allons décortiquer, étape par étape, le processus de nos réactions et découvrir ainsi un formidable levier pour transformer notre vie au quotidien.

 

Notre perception des circonstances est toute relative

Mes voisins sont partis en vacances et durant cette semaine, j’ai savouré chaque instant de silence. Quand ils sont revenus, les cris des enfants et les claquements des portes m’ont semblé plus difficiles à supporter que d’habitude…

Les cris n’étaient pourtant ni plus puissants, ni plus fréquents mais ils semblaient soudain tonitruants. C’est ma perception de la réalité qui avait changé, car la référence qu’elle utilisait – c’est-à-dire la période de silence – avait évolué. Imaginons que pendant cette semaine d’absence, mes voisins aient prêté leur appartement à une famille non pas de 2 mais de 8 enfants se disputant à longueur de journée. J’aurais sûrement trouvé que le retour de mes voisins habituels apportait du calme. La perception, on l’aura compris, est relative…

Une fois les cris entendus, tout va dépendre ensuite de la manière dont j’appréhende la réalité. C’est-à-dire du qualificatif que je lui attribue : agréable ou désagréable. On rentre alors dans la totale subjectivité. Ainsi, si je ne supporte pas le silence absolu, je vais apprécier ces échos de vie qui traversent les murs ; si par contre j’ai toujours vécu dans une maison silencieuse en pleine campagne, ces bruits vont à l’inverse me paraître envahissants et me déranger.

 

Nous jugeons instantanément

A cette « catégorisation » « j’aime » / « je n’aime pas », s’ajoute alors le jugement. Notre mental entre en scène à ce stade et il choisit de coller sur les circonstances présentes l’étiquette « bien » ou « mal ». Notre mental a une opinion sur tout, et sur le bruit des voisins en particulier… C’est là que les choses se corsent !

Pour décider ce qu’il pense de la situation, il va puiser dans un stock de références personnelles (qui intègrent des données familiales, sociales…), qui sont pour l’essentiel des souvenirs. Dans ce stock, il va trouver des événements et circonstances plus ou moins similaires qui vont lui fournir les informations dont il a besoin pour définir son jugement face à la réalité du moment. Tout cela se passe instantanément et nous n’en sommes pas conscients en général.

 

Emportés par le flot de nos réactions

Voici quelques exemples pour illustrer ce mécanisme. Si j’ai en mémoire des scènes où mes parents pestaient car les voisins faisaient du bruit (et tapaient sur le plafond !!!), je vais juger les séquences bruyantes de mes voisins de la même manière qu’eux. A l’inverse, si j’ai grandi dans une famille où les décibels ne dérangeaient personne, mon esprit va estimer que le bruit de mes voisins est une situation tout à fait normale.

Le problème à ce stade est double. D’abord, nous sommes ignorants du caractère complètement arbitraire de notre opinion sur la situation. Pas question de remettre cela en question : « nous avons toujours raison, n’est-ce pas ?!!! ».

vagues mer agitée en BretagneEnsuite et surtout, le jugement que nous avons ainsi adopté va entraîner une réaction, sous la forme d’émotions, puis d’actions. Le mécanisme est automatique et si nous n’en sommes pas conscients, nous n’avons plus aucune liberté. Nous sommes littéralement emportés dans le flot de nos réactions. Si le jugement est « il est intolérable que les voisins fassent du bruit », je vous laisse imaginer les scénarios qui vont s’ensuivre !

 

Libres de vivre autrement les situations

Il est fabuleux de comprendre comment ces mécanismes se construisent à l’intérieur de nous. Bien sûr parce que ce faisant, nous dévoilons les racines de nos émotions et de nos comportements. Mais surtout parce qu’en devenant conscients, nous devenons libres. Libres de vivre autrement les situations que la vie met sur leur chemin.

Dès lors que nous avons conscience de la manière :

  • dont nous percevons une situation particulière,
  • dont nous la catégorisons,
  • dont nous la jugeons sur la base de nos données de référence,
  • dont nous y réagissons en ressentant des émotions et en agissant,

clefs-breloque-pendentif-grosse-cle-co-1001965-dsc06637-c81e0_bigdès lors que ce processus devient limpide, la transformation devient possible ; elle est même radicale ! Nous pouvons « agir » au niveau des différents maillons de cette chaîne qui cessent alors de fonctionner comme un engrenage. Des choix différents s’offrent à nous. Des choix qui apportent toujours plus de paix et de bonheur. En faisant un tel travail, nous gagnons des clés inestimables pour le bonheur !

 

 

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1 Commentaire

  • Répondre Colette Bader 1 avril 2016 à 12 h 21 min

    Merci Anne pour tes articles clairs et précis. J’apprécie de les lire et je les conseille à mes clients.

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