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juillet 2015

Emotions

Comment gérer notre colère ?

Faites-vous partie des gens qui se mettent en colère de temps en temps ? Ou bien êtes-vous de ceux qui ne laissent jamais filtrer une expression de colère ?

Les éclats de colère ont souvent un effet dévastateur sur les relations avec nos proches. Face à ces explosions, les personnes de notre entourage peuvent réagir de diverses façons : elles se replient sur elles-mêmes, coupent le lien, s’enferment dans le silence, ont peur de nous, ou se mettent elles aussi en colère…

A posteriori, peut-être êtes-vous envahi(e) par le regret ou la honte. Vous sentez le besoin de vous faire pardonner.

Mais au fond de vous, malgré votre décision d’y mettre fin, vous percevez que rien ne pourra arrêter la prochaine explosion de colère…

Si vous ne ressentez jamais de colère, peut-être constatez-vous par moments que votre attitude et vos paroles expriment de l’aigreur, du ressentiment, de la critique, du désamour à l’égard de vos proches. Et vous devinez que tout cela provient d’une « rumination » intérieure dont le parfum est celui de la contrariété, voire de la colère. C’est un état de fait qu’il n’est pas aisé de discerner, et encore moins d’admettre, quand on a pour règle de conduite de ne jamais ressentir de colère. Si bien que nous ne savons pas identifier cette émotion au fond de nous.

Qu’elle nous explose au nez sans qu’on puisse la contrôler, ou qu’on la maîtrise parfaitement mais en la voyant se manifester par d’autres biais, la colère nous gâche souvent la vie.

Inévitable, cette émotion est une forme de réaction naturelle.

 

femme blonde criant

Il est parfaitement normal d’en ressentir dans toutes sortes de situations : une personne nous impose quelque chose que nous ne voulons pas faire, ou nous empêche de faire ce que nous voulons, une autre ne nous respecte pas ou nous critique, une autre ne se plie pas à nos exigences, la vie nous met des bâtons dans les roues, etc. La colère s’élève à l’intérieur de nous lorsque nous sommes ainsi confrontés à un abus de pouvoir, et dans toutes les situations où nous nous sentons impuissants.

Que faire alors ?

Si nous avons tendance à nous laisser déborder par la colère – avec les dégâts que cela provoque… -, nous pouvons à court terme essayer de la sentir arriver. A ce moment-là, nous changeons de pièce et respirons profondément, nous nous accordons quelques instants pour que la colère retombe.

Nous pouvons aussi secouer notre corps pour évacuer le trop plein d’énergie ; l’autre option étant, si nous sommes seuls, de crier. Certaines personnes vont faire un tour en voiture pour pouvoir crier à leur aise. Cela fonctionne très bien aussi à retardement. Il suffit de se remémorer la situation qui a suscité notre colère et de la laisser « sortir ».

Toutes ces stratégies permettent de faire retomber la colère et/ou de l’évacuer. Mais le point clé est d’arriver, avant l’explosion, à sentir la colère qui monte. Pour cela, il nous faut être attentif à nos sensations corporelles. Car la colère se traduit d’abord par des changements dans le corps. On peut sentir une tension, une contraction dans l’estomac, la respiration qui change, etc.

Pour éviter que la colère revienne sans cesse, il est préférable de comprendre pourquoi telle situation nous fait réagir si fort et de résoudre le problème à sa source, à l’intérieur de nous.

Si, en revanche, nous ne laissons pas « sortir » la colère que de multiples événements de la vie induisent forcément, elle s’accumule en nous. Ainsi nous pouvons devenir des « cocottes minutes ambulantes » !

concrétions minérales

L’explosion arrive alors à retardement par rapport à la situation contrariante. Ou bien, si nous nous contrôlons, la colère se cristallise dans notre corps sous forme de blocages (énergétiques). C’est ce qui se produit notamment si nous avons grandi dans une famille où la colère est interdite : nous avons appris à systématiquement la refouler.

Le travail thérapeutique consiste à dissoudre ces blocages. Cette transformation a un effet immédiat très net sur notre ambiance intérieure qui devient plus sereine ; nous avons alors une sensation de légèreté et nous nous sentons plus libres.

volcans-islande avec hommeNaturellement, au cours d’un tel processus thérapeutique, nous entrons en contact intime avec notre colère, nous apprenons à la connaître et à la reconnaître, à l’accepter.

A partir du moment où nous accueillons notre colère comme une émotion légitime, elle devient libre de se transformer. Cette énergie de colère se dissout ou bien devient une autre émotion, par exemple de l’amour. On parle de transmutation. Je sais que cela peut vous surprendre, mais c’est pourtant tout à fait vrai ! Il suffit de l’expérimenter pour s’en convaincre…

 

Pour en savoir plus sur mon accompagnement thérapeutique qui vise l’harmonie dans les relations et la sérénité intérieure, lire sur ce site « Que peut-on attendre de la psychothérapie »« Comment se déroule la thérapie ? » et « Les témoignages ».

A télécharger gratuitement l’e-book « Découvrir son vécu intérieur ».